UBS modifie sa structure juridique

mardi 6 mai 2014 11h02
 

par Katharina Bart

ZURICH (Reuters) - UBS a annoncé mardi son intention de modifier sa structure juridique afin de permettre un démantèlement plus aisé en cas de crise, réduisant le montant des réserves nécessaires pour couvrir des pertes éventuelles suivant le droit suisse et dégageant ainsi les ressources nécessaires au paiement d'un dividende spécial.

"La société prévoit de modifier sa structure juridique de manière à renforcer sa capacité d'assainissement et de liquidation en réponse aux évolutions des exigences en matière réglementaire à l’échelle mondiale. Cela lui permettra aussi d’améliorer son potentiel de restitution de capital", souligne la banque dans un communiqué.

UBS compte établir une société holding par le bais d'une offre d'échange d'actions, destinée à scinder ses entités plus facilement dans le cas où l'une connaîtrait des difficultés et ce afin de ne pas mettre en danger l'ensemble du groupe.

Il s'agit ainsi d'éviter de répéter la situation de 2008, lorsque le contribuable avait dû mettre la main à la poche pour renflouer l'établissement à la suite de lourdes pertes aux Etats-Unis.

Pour convaincre les actionnaires d'adhérer à son plan, UBS compte leur proposer un dividende spécial et ponctuel de 0,25 franc suisse par action au moins. La banque compte boucler l'offre d'ici la fin de l'année.

Le projet n'exige pas de la banque qu'elle lève de nouveaux fonds propres et ne devrait pas affecter de manière tangible sa capacité à générer du capital, estime e la banque.

Cette dernière n'est pas loin d'atteindre son objectif de verser la moitié de son bénéfice aux actionnaires, si elle peut maintenir son ratio de capital - actuellement de 13,2% suivant les règles de Bâle III - à ses niveaux actuels, voire au-dessus jusqu'à la fin de l'année, et si elle atteint un ratio de 10% suivant ses propres tests de résistance.

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La banque suisse UBS a l'intention de modifier sa structure juridique afin de permettre un démantèlement plus aisé en cas de crise. /Photo d'archives/REUTERS/Arnd Wiegmann