5 mai 2014 / 18:14 / dans 3 ans

Pas de taxe Tobin dans la zone euro avant 2016

Certains pays de la zone euro appliqueront une taxe sur les transactions financières en 2016 au plus tôt, ont convenu leurs ministres des Finances lundi, selon des diplomates. Les ministres des Finances des 11 pays concernés ont convenu d'établir un cadre juridique à cette taxe d'ici la fin de l'année pour son entrée en vigueur en 2016. /Photo d'archives/REUTERS/Tony Gentile

BRUXELLES (Reuters) - Certains pays de la zone euro appliqueront une taxe sur les transactions financières en 2016 au plus tôt, ont convenu leurs ministres des Finances lundi, selon des diplomates.

L‘Allemagne et la France sont à la pointe du combat afin d‘introduire une telle taxe, considérée par certains comme une arme électorale vis-à-vis de population irritées par les primes que s‘octroient les banquiers et par les amendes infligées à certains établissements pour manipulation de certains taux des marchés.

Deux diplomates au fait du dossier ont dit lundi à Reuters que les ministres des Finances des 11 pays de la zone euro concernés ont convenu d‘établir un cadre juridique à cette taxe d‘ici la fin de l‘année pour son entrée en vigueur en 2016.

Les ministres doivent présenter le projet mardi dans un communiqué, lors d‘une réunion plénière des ministres des Finances de l‘Union européenne (Ecofin), ont ajouté les diplomates sous le sceau de l‘anonymat.

Pour autant, l‘assiette et le taux de la taxe restent pour l‘heure indéterminés et des divergences se sont fait jour à ce sujet, ce qui laisse penser que sa portée risque de se trouver amoindrie, une possibilité à laquelle le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble a fait allusion lundi.

“Les intérêts des pays participants sont tellement divergents que nous ne pouvons imposer qu‘une taxation limitée des actions et de certains dérivés dans une première phase”, a-t-il dit lundi.

Cette taxe, qui vise à récupérer une partie de l‘argent public déboursé pour renflouer les banques lors de la crise financière de 2008-2009, pourrait prendre la forme d‘un petit prélèvement sur chaque transaction d‘actions, d‘obligations ou de dérivés dans les 11 pays l‘appliquant.

Paris et Berlin veulent conclure un accord cadre d‘ici les élections parlementaires européennes du 25 mai, espérant ainsi recueillir des suffrages.

Schäuble est partisan d‘une démarche progressive, débutant par les actions et se poursuivant avec les dérivés. C‘est bien en retrait du projet originel de la Commission europénne qui devait inclure bien davantage de catégories d‘actifs financiers dès janvier.

Il était également prévu à l‘origine que cette taxe permette de lever jusqu‘à 35 milliards d‘euros par an. Les ambitions ont dorénavant été largement revues en baisse.

Correspondants de Reuters, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par

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