Statu quo probable de la BCE face à une reprise qui s'installe

vendredi 2 mai 2014 16h53
 

par Sumanta Dey

(Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) semble devoir observer le statu quo pendant encore un bon moment dans la mesure où la reprise semble s'installer dans la zone euro et où l'inflation ne peut sans doute pas tomber plus bas, montre une enquête Reuters publiée vendredi.

Ils sont ainsi 40 sur 52 économistes interrogés à penser que l'inflation ne retombera plus à 0,5%, niveau touché en mars, voire plus bas, dans un avenir proche.

Ainsi, la BCE ne fera rien sur les taux lors de sa réunion de jeudi prochain mais pour autant, la moitié environ des professionnels interrogés anticipent un coup de pouce monétaire de sa part à l'avenir, soit par le biais d'une baisse des taux soir par l'achat pur et simple d'actifs.

Pour l'heure l'inflation est l'un des gros soucis de la BCE. Elle a fixé pour elle un objectif d'un petit peu moins de 2%. L'inflation réelle de la zone euro a légèrement augmenté en avril, à 0,7%, un taux insuffisant pour écarter tout risque de déflation.

La vigueur de l'euro, qui se négocie actuellement non loin de 1,40 dollar, est aussi un sujet de préoccupation de la banque centrale car elle limite sévèrement l'inflation importée. De fait, la plupart des experts disent que la barre de 1,40 dollar susciterait sans doute une réaction de sa part si elle était franchie.

Les indices manufacturiers PMI publiés ce vendredi ont montré que tous les pays membres de la zone euro ont vu leur secteur industriel croître en avril, une première depuis novembre 2007.

"Pour l'heure, la BCE joue la montre; elle reste persuadée que l'inflation augmentera, au moins un peu, avec le temps", dit Kristian Tödtmann (DekaBank).

Il semble évident que la BCE préférerait ne pas abaisser les taux si rien ne l'y oblige et quant à ses discussions relatives à un assouplissement quantitatif, il est peu probable qu'elles débouchent rapidement sur des décisions fermes.   Suite...

 
La Banque centrale européenne (BCE) semble devoir observer le statu quo pendant encore un bon moment dans la mesure où la reprise semble s'installer dans la zone euro et où l'inflation ne peut sans doute pas tomber plus bas, montre une enquête Reuters. /Photo d'archives/REUTERS/Alex Domanski