Le dossier Alstom ouvert aux investisseurs étrangers, dit Valls

mercredi 30 avril 2014 11h02
 

PARIS (Reuters) - Manuel Valls a assuré mercredi que les investisseurs étrangers étaient "bienvenus" dans le dossier Alstom mais a jugé "inacceptable" que le gouvernement n'ait pas été alerté en amont des projets de vente des activités énergie du groupe.

L'américain General Electric (GE) a la préférence du Conseil d'administration du fabricant français d'équipements électriques et ferroviaires mais l'allemand Siemens reste sur les rangs.

"Tous les investisseurs étrangers, qu'ils soient américains, allemands, sont bienvenus", a déclaré le Premier ministre sur France Inter. "Nous devons bâtir des grands groupes à taille européenne, à taille mondiale."

"L'emploi, l'investissement, l'indépendance et la souveraineté énergétiques sont nos priorités mais cela doit se faire dans la transparence, dans le dialogue, et l'Etat prend toute sa part dans cette discussion", a-t-il ajouté.

Manuel Valls a refusé de commenter les appels, tant de la droite que de la gauche, à une prise de participation temporaire de l'Etat dans le capital d'Alstom, comme lors de l'opération de sauvetage du groupe en 2004.

"La seule question posée c'est la défense de l'emploi et des technologies et c'est sur quoi le gouvernement est vigilant", a-t-il dit. "Je n'ai pas l'intention à ce stade (...) d'alimenter le feuilleton des rumeurs sur ce dossier."

Il a rappelé qu'Alstom était une entreprise cotée et que cela imposait de la "retenue dans le langage et dans les mots".

Le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, a déclaré mercredi matin devant la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale que le gouvernement étudiait la question à la demande des syndicats d'Alstom.

Mais le porte-parole du gouvernement a rejeté sur France Info l'idée d'une entrée de l'Etat dans le capital du groupe.   Suite...

 
Manuel Valls a assuré mercredi que les investisseurs étrangers étaient "bienvenus" dans le dossier Alstom mais a jugé "inacceptable" que le gouvernement n'ait pas été alerté en amont des projets de vente des activités énergie du groupe. /Photo prise le 25 avril 2014/REUTERS/Robert Pratta