Siemens veut du temps pour contrer l'offre de GE sur Alstom

mardi 29 avril 2014 19h13
 

par Benjamin Mallet et Arno Schuetze

PARIS/FRANCFORT (Reuters) - Alstom va devoir étudier une offre de rachat de sa branche énergie par le géant américain General Electric mais également répondre à l'allemand Siemens, qui envisage une contre-proposition et demande un délai d'un mois pour étudier en profondeur la situation du français.

Surveillé de près par le gouvernement, qui est soucieux de préserver l'emploi, le conseil d'administration d'Alstom se réunissait mardi en fin de journée pour examiner les propositions des deux prétendants. Selon une source proche des discussions, cette réunion a débuté à 18h00.

Après s'être invité dimanche dans les tractations entre Alstom et General Electric (GE) avec une déclaration d'intérêt, Siemens a officialisé mardi son intention de faire une offre, précisant toutefois qu'il souhaitait disposer de quatre semaines pour effectuer des vérifications préalables (due diligence).

Des sources proches du dossier avaient auparavant déclaré à Reuters qu'Alstom était prêt à lui accorder deux ou trois semaines.

Le groupe allemand n'a pas fourni de précisions sur l'offre envisagée à ce stade mais, selon une source proche du dossier, sa proposition valoriserait la branche énergie Alstom à 14,5 milliards de dollars (10,5 milliards d'euros) en incluant du cash et des transferts d'actifs ferroviaires au groupe français.

D'autres sources évoquaient ces derniers jours une offre de GE de 13 milliards de dollars en numéraire (9,4 milliards d'euros) pour les mêmes actifs, qui regroupent notamment les turbines pour centrales électriques, l'éolien et les systèmes de transmission de l'électricité.

Ces montants sont nettement supérieurs à la capitalisation boursière de l'ensemble du groupe Alstom, valorisé en Bourse moins de 8,4 milliards d'euros.

Personne n'était disponible dans l'immédiat chez Alstom et GE n'a pas souhaité faire de commentaires.   Suite...

 
Alstom va devoir étudier une offre de rachat de sa branche énergie par le géant américain General Electric mais également répondre à l'allemand Siemens, qui envisage une contre-proposition et demande un délai d'un mois pour étudier en profondeur la situation du français. L'Autorité des marchés financiers (AMF) a demandé au groupe convoité un examen objectif des différentes options. /Photo d'archives/REUTERS/Michaela Rehle