Berlin préférerait voir Siemens s'allier à Alstom

lundi 28 avril 2014 16h44
 

BERLIN (Reuters) - Le gouvernement allemand a fait savoir lundi qu'il préfèrerait que Siemens rachète la branche énergie de son rival français Alstom plutôt que de la voir passer sous le contrôle de General Electric.

Siemens, qui avait raté une première tentative avec Alstom voici une dizaine d'années en raison de l'opposition du gouvernement français à l'époque, serait prêt à échanger la moitié de sa division ferroviaire plus du cash contre la division turbines électriques du groupe français.

Le ministère allemand de l'Economie s'est dit convaincu qu'un rapprochement entre Siemens et Alstom serait une belle opportunité aussi bien pour l'Allemagne que pour la France.

"Une reprise partielle représente d'importantes opportunités aussi bien pour l'Allemagne que pour la France, que ce soit d'un point de vue industriel ou politique", a dit un porte-parole du ministère. "Nous pensons qu'il est pertinent de faire son possible pour la coopération avec la France dans le domaine de l'énergie".

Le ministre, Sigmar Gabriel, est en contact étroit avec toutes les parties concernées et tient la chancelière Angela Merkel informée de la progression des discussions, a ajouté le porte-parole, se refusant toutefois à dire si Paris avait sollicité une intervention de Berlin.

Une source gouvernementale a par ailleurs dit à Reuters que Siemens avait informé ce wkke-end des hauts fonctionnaires à Berlin de son intérêt pour Alstom et que des discussions avaient également pris place entre Berlin et Paris.

"Du point de vue français, Siemens est un moindre mal", dit-on. "Cela montre combien les choses sont devenues difficiles pour l'industrie française dans son ensemble".

General Electric a, selon des sources proches du dossier, proposé à Alstom de lui racheter sa branche énergie pour 13 milliards de dollars environ (9,4 milliards d'euros).

Siemens s'est dit prêt "à échanger sur les questions stratégiques soulevées par une coopération future" avec le groupe français, qui subit de plein fouet la crise européenne du secteur de l'électricité et du marché des nouvelles centrales.   Suite...

 
Le gouvernement allemand préfère que Siemens rachète la branche énergie de son rival français Alstom plutôt que de la voir passer sous le contrôle de General Electric. Siemens, qui avait raté une première tentative avec Alstom il y a une dizaine d'années à cause de l'opposition du gouvernement français à l'époque, serait prêt à échanger la moitié de sa division ferroviaire plus du cash contre la division turbines électriques du groupe français. /Photo d'archives/ REUTERS/Tobias Schwarz