Déflation et craintes liées aux émergents dans les stress-tests

dimanche 27 avril 2014 18h00
 

par Laura Noonan

LONDRES (Reuters) - Le risque déflationniste, les difficultés que traversent les pays émergents et la volonté de ne pas rééditer les erreurs commises lors des précédents tests de résistance devraient se trouver au centre des évaluations que s'apprête à subir le secteur bancaire européen.

L'autorité bancaire européenne (EBA) détaillera mardi les critères retenus pour ses nouveaux "stress tests" au terme desquels les banques devront prouver qu'elles sont en mesure de surmonter des crises violentes sans avoir à solliciter le soutien des contribuables comme ce fut le cas lors de la crise financière de 2008-2012.

Les banques qui ne réussiront pas ces tests devront montrer comment elles entendent lever les fonds nécessaires auprès des investisseurs, vendre des actifs ou retenir leurs bénéfices plutôt que de verser des dividendes.

Le secteur bancaire européen a déjà levé des milliards d'euros et a entamé sa mue avant des tests de résistance dont l'objectif est aussi de montrer aux marchés que leurs doutes sur la santé des banques sont infondés.

L'économie de la zone euro s'est redressée depuis les "stress tests" organisés il y a trois ans et le coût de l'emprunt a considérablement diminué pour un certain nombre de pays, dont la Grèce qui peut désormais se financer à moins de 5% pour cinq ans au lieu de 20% en 2011.

Mais ces tests là, jugés trop laxistes, avaient laissé les investisseurs largement dubitatifs, incitant les régulateurs à revenir cette année en durcissant les critères d'évaluation.

"La clé, c'est que le scénario soit au moins aussi sévère et noir que celui de la grande récession, de la crise financière de 2008/2009", a dit Mark Zandi, chef économiste de Moody's Analytics.

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Le risque déflationniste, les difficultés que traversent les pays émergents et la volonté de ne pas rééditer les erreurs commises lors des précédents tests de résistance devraient se trouver au centre des évaluations que s'apprête à subir le secteur bancaire européen. L'autorité bancaire européenne (EBA) détaillera mardi les critères retenus pour ses nouveaux "stress tests" au terme desquels les banques devront prouver qu'elles sont en mesure de surmonter des crises violentes sans avoir à solliciter le soutien des contribuables. /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler