Satisfecit du FMI et adjudication du Portugal prévue mercredi

jeudi 17 avril 2014 23h45
 

par Andrei Khalip

LISBONNE (Reuters) - Le Portugal proposera mercredi prochain aux investisseurs 750 millions d'euros d'obligations à 10 ans dans le cadre de sa première adjudication d'emprunts depuis avril 2011 qui viendra couronner son retour sur les marchés, alors qu'arrive à son terme le programme d'aide de l'UE et du FMI.

Lisbonne a émis avec succès plusieurs emprunts syndiqués depuis le début 2013 et le retour à des adjudications régulières marquera l'étape finale de ce processus de normalisation.

Le contexte sera favorable puisque le rendement de l'emprunt portugais à 10 ans est actuellement à son plus bas niveau depuis huit ans, dans l'anticipation d'une sortie en douceur du plan d'aide en juin.

Le Fonds monétaire international a donné jeudi son satisfecit au pays à l'issue d'un examen régulier, ce qui débouchera sur l'octroi d'une nouvelle tranche d'aide de 851 millions d'euros.

Le FMI a cependant repoussé au mois de juin, au lieu de la date initialement prévue du 17 mai, la sortie du Portugal du programme d'aide de trois ans. Les créanciers internationaux ont demandé à pouvoir examiner le projet de budget 2015 avant de mettre fin au plan d'aide.

L'agence portugaise de la dette, l'IGCP, a fait savoir qu'elle adjugerait le 23 avril entre 500 et 750 millions d'euros d'obligations à 5,65%, arrivant à échéance en février 2024.

Cette adjudication pourrait être suivie d'une ou deux autres avant la fin du trimestre.

"Le montant est plutôt prudent, mais pour eux c'est la cerise sur le gâteau, la dernière pièce de la normalisation de l'accès aux marchés", commente David Schnautz, stratège obligataire chez Commerzbank à New York.   Suite...

 
Le Portugal proposera mercredi prochain aux investisseurs 750 millions d'euros d'obligations à 10 ans dans le cadre de sa première adjudication d'emprunts depuis avril 2011 qui viendra couronner son retour sur les marchés, alors qu'arrive à son terme le programme d'aide de l'UE et du FMI. /Photo d'archives/REUTERS/Nacho Doce