La stratégie industrielle de GE paraît porter ses fruits

jeudi 17 avril 2014 17h21
 

par Lewis Krauskopf et Ernest Scheyder

(Reuters) - General Electric a annoncé jeudi une hausse de 12% de ses bénéfices industriels, de solides performances dans les turbines à gaz, les moteurs d'avion et les équipements pétroliers ayant surmonté l'accès de faiblesse des segments santé et transports.

GE, qui se recentre sur ses activités industrielles au détriment de sa filiale financière, a fait également état d'une hausse de 8% de son chiffre d'affaires industriel; toutefois, le C.A. global est légèrement inférieur au consensus.

Vers 15h10 GMT, l'action gagnait 2,18% à 26,69 dollars dans un marché stable, les intervenants saluant en outre un bénéfice au-delà des estimations des analystes.

"Il faut surtout retenir la croissance organique", dit Tim Ghriskey (Solaris Asset Management). "Elle montre que le recentrage industriel est payant".

Le directeur général Jeff Immelt réoriente le conglomérat vers la production de gros matériels industriels pour réduire sa dépendance envers GE Capital. C'est ainsi que la contribution de GE Capital au bénéfice du groupe doit être ramenée de 45% environ en 2013 à 30% d'ici 2016.

Jeff Immelt - qui entend également mettre l'accent sur les cessions d'actifs cette année - veut aussi améliorer les marges bénéficiaires et réduire les coûts administratifs d'une structure qui emploie 307.000 personnes.

Le concurrent Honeywell International, qui a également publié ses comptes trimestriels jeudi, a fait état lui aussi d'un bénéfice meilleur que prévu, grâce à ses ventes de turbochargeurs pour l'automobile aux Etats-Unis et en Chine.

Ce bénéfice net se monte à 1,02 milliard de dollars, soit 1,28 dollar par action, contre 966 millions (1,23 dollar) un an auparavant et un consensus Thomson Reuters I/B/E/S donnant 1,26 dollar. Le chiffre d'affaires a augmenté de 4% à 9,68 milliards de dollars (consensus: 9,74 milliards).   Suite...

 
Le directeur général de General Electric, Jeff Immelt. Le conglomérat, qui se recentre sur ses activités industrielles au détriment de sa filiale financière, fait état d'une hausse de 8% de son chiffre d'affaires industriel. /Photo d'archives/ REUTERS/Mike Segar