Nestlé table sur une accélération de sa croissance

mardi 15 avril 2014 12h08
 

par Silke Koltrowitz

ZURICH (Reuters) - Nestlé a déclaré mardi s'attendre à une accélération de sa croissance organique au cours des prochains trimestres après un ralentissement à 4,2% en monnaies locales sur les trois premiers mois de l'année, l'hiver rigoureux ayant pesé sur l'activité en Amérique du Nord tandis que la consommation restait contenue en Europe.

Le groupe suisse, qui possède entre autres les marques Maggi et Nescafé, est actuellement confronté à une conjoncture délicate, le ralentissement de la croissance des marchés émergents ne compensant plus les faiblesses persistantes de certains pays développés.

Le numéro un mondial de l'alimentation s'attend en outre à ce que la vigueur du franc suisse pèse sur son chiffre d'affaires publié cette année.

Mais il souligne que de nouveaux produits lui permettent de soutenir sa croissance dans un contexte difficile et il entend bien continuer à innover.

Le chiffre d'affaires trimestriel a atteint 20,8 milliards de francs suisses (17,1 milliards d'euros) alors que les analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 21,46 milliards. Les ventes ont baissé de 5,1% en francs suisses en raison de la vigueur de la devise helvétique.

Pour Jean-Philippe Bertschy, analyste de Vontobel, un effet de change plus marqué qu'attendu est la principale explication au fait que les ventes publiées n'aient pas atteint le consensus, mais il ajoute que la croissance en volume (2,6%) et les hausses de prix (1,6%) sont supérieures aux attentes.

"Nous attendons toujours une amélioration progressive de la performance sous-jacente au cours des prochains mois", a-t-il dit, confirmant sa recommandation d'achat sur la valeur.

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Paul Bulcke, l'administrateur délégué du groupe Nestlé. Le géant suisse dit s'attendre à une accélération de la croissance organique de ses ventes au cours des prochains trimestres après un ralentissement à 4,2% sur les trois premiers mois de l'année. /Photo prise le 10 avril 2014/REUTERS/Denis Balibouse