Les Etats-Unis pèsent sur le 1er trimestre de L'Oréal

lundi 14 avril 2014 21h17
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - L'Oréal a vu sa croissance organique nettement ralentir au premier trimestre, plombée par un recul de ses ventes de produits grand public aux Etats-Unis, dont le groupe attend un retour à la croissance au deuxième trimestre.

Le numéro un mondial des cosmétiques, propriétaire de Garnier, Lancôme ou Yves Saint Laurent Beauté, a vu ses ventes reculer de 2,2% à 5,64 milliards d'euros, impactées par des effets de change négatifs dus à l'appréciation de l'euro.

A taux de change constants, la croissance organique tombe à 3,5%, un chiffre nettement inférieur aux 4,3% attendus en moyenne par les analystes et en net retrait par rapport aux 5,4% du 4e trimestre 2013.

Première division du groupe, les produits grand public (L'Oréal Paris, Garnier, Maybelline) ont vu leur croissance ramenée à seulement 1,2% (après +3,7% au 4e trimestre), impactée par un recul d'environ 5% aux Etats-Unis.

Cette baisse s'explique, selon L'Oréal, par une stagnation du marché américain, touché par les intempéries, ainsi qu'une base de comparaison particulièrement élevée, les ventes de la division ayant bondi de près de 9% un an auparavant.

Le PDG du groupe, Jean-Paul Agon, a dit s'attendre à un retour à la croissance sur ce marché dès le deuxième trimestre, ainsi qu'à une accélération pour l'ensemble du groupe au cours de l'année.

"Ce trimestre a été contrasté mais a donné des signes encourageants, comme la reprise des marchés d'Europe du Sud qui constitue une extrêmement bonne surprise", a-t-il dit, rappelant que cette reprise était de bon augure pour les marges du groupe, l'Europe dégageant la plus forte rentabilité.

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L'Oréal a annoncé lundi un net ralentissement de sa croissance au premier trimestre, plombée par le tassement de sa division de produits grand public aux Etats-Unis. Le numéro un mondial des cosmétiques, propriétaire de Garnier, Lancôme ou Yves Saint Laurent Beauté, a vu ses ventes reculer de 2,2% à 5,64 milliards d'euros, touchées par des effets de change négatifs dus à l'appréciation de l'euro. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau