Une hausse de l'euro nécessitera une action de la BCE, dit Draghi

samedi 12 avril 2014 21h40
 

WASHINGTON (Reuters) - Une poursuite du renchérissement de l'euro nécessiterait un nouvel assouplissement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne afin de maintenir une position aussi accommodante qu'elle l'est actuellement, a déclaré samedi le président de la BCE, Mario Draghi.

Selon lui, l'appréciation de l'euro au cours des douze derniers mois est un facteur qui a beaucoup compté dans le maintien de l'inflation de la zone euro à son niveau actuel, très bas.

"J'ai toujours dit que le taux de change n'est pas un objectif, mais il qu'il est important pour la stabilité des prix et la croissance. Et ce qui s'est passé ces derniers mois, c'est qu'il est devenu de plus en plus important pour la stabilité des prix", a dit Mario Draghi lors d'une conférence de presse à Washington, où il a participait aux réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI).

"Aussi, un renchérissement du taux de change nécessiterait un nouvel aménagement de la politique monétaire. Si vous voulez que votre politique demeure aussi accommodante qu'elle l'est aujourd'hui, un nouveau renchérissement du taux de change nécessitera un nouveau stimulant", a-t-il dit.

Christine Lagarde, directrice générale du FMI, s'est déclarée quant à elle "encouragée de voir que la BCE (...) considère la faiblesse de l'inflation comme un problème à prendre en compte (...), et nous avons été très encouragés d'entendre que la BCE dispose des instruments appropriés, et les utilisera le moment venu si besoin, pour s'attaquer à cette question".

(Jan Strupczewski et Krista Hughes; Eric Faye pour le service français)

 
Le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi (à gauche) en compagnie du gouverneur de la Banque d'Angleterre Mark Carney, vendredi à Washington. Une poursuite du renchérissement de l'euro nécessiterait un nouvel assouplissement de la politique monétaire de la BCE afin de maintenir une position aussi accommodante qu'elle l'est actuellement, a déclaré Mario Draghi samedi, lors d'une conférence de presse à Washington en marge des réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. /Photo prise le 11 avril 2014/REUTERS/Joshua Roberts