Pas les mêmes règles budgétaires pour Français et Italiens

vendredi 11 avril 2014 23h01
 

par Jan Strupczewski

WASHINGTON (Reuters) - Les règles budgétaires de l'Union européenne ne seront pas appliquées de manière uniforme à la France et à l'Italie parce que leur situation budgétaire est différente, a déclaré vendredi le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, dans un entretien accordé à Reuters.

L'Union européenne fixe à 3% du produit intérieur brut la limite maximale du déficit budgétaire des pays membres, qui sont passibles de sanctions s'ils ne respectent pas cette décision.

La France a fait savoir la semaine dernière qu'elle souhaitait obtenir un délai supplémentaire pour ramener son déficit budgétaire dans les limites fixées par Bruxelles. Il s'élevait à 4,3% de son PIB à la fin 2013.

Elle a toutefois maintenu son objectif d'y parvenir d'ici la fin de l'année prochaine, posant la question du flou de la communication de son exécutif, de ses choix politiques et économiques et des conditions pour atteindre cet objectif.

Côté italien, on plaide également pour un assouplissement de ces règles, tout en promettant également de s'y soumettre. Le président du Conseil italien, Matteo Renzio, a réaffirmé vendredi sa volonté de faire adopter par la zone euro de nouvelles règles en matière de déficits budgétaires, en expliquant que le cadre actuel freinait la croissance et l'emploi.

Jeroen Dijsselbloem juge de son côté que les deux cas ne sont pas comparables.

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Les règles budgétaires de l'Union européenne ne seront pas appliquées de manière uniforme à la France et à l'Italie parce que leur situation budgétaire est différente, a déclaré vendredi le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, dans un entretien accordé à Reuters. /Photo prise le 1er avril 2014/REUTERS/Alkis Konstantinidis