Louis Vuitton porté par le Japon et la Chine au 1er trimestre

jeudi 10 avril 2014 19h36
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - La croissance de Louis Vuitton, principal centre de profit de LVMH, a été portée au premier trimestre par une envolée de ses ventes au Japon et un net rebond en Chine, a indiqué jeudi le directeur financier du numéro un mondial du luxe.

Pressé de questions sur les raisons d'une croissance organique qui a surpris le marché par sa vigueur (+9% au lieu des 5% à 6% attendus), après une nette sous-performance au cours des trimestres précédents, Jean-Jacques Guinoy a invoqué la hausse de la TVA au Japon et un rebond en Chine qu'il n'a cependant pas expliqué.

La hausse de l'impôt japonais, provoquant des achats anticipés massifs, s'est traduit par une envolée de 32% des ventes du groupe dans le pays (à changes constants), une progression qui a profité à toutes les divisions, a-t-il dit lors d'une conférence téléphonique avec les analystes.

La marque, qui pèse pour près de la moitié du résultat opérationnel de LVMH, a aussi vu ses ventes progresser de près de 10% en Chine, alors qu'elles étaient au point mort depuis plusieurs trimestres, et de plus de 10% auprès de la clientèle touristique chinoise.

"Les chiffres sont très forts en Chine, en dehors du cognac, mais un trimestre ne fait pas une tendance", a précisé Jean-Jacques Guiony, mettant en garde contre toute extrapolation sur le reste de l'année.

Il a précisé que les prix avaient été relevés de 6% à 7% chez Louis Vuitton au Japon en début d'année et de 3% en moyenne ailleurs dans le monde.

Les ventes auprès de la clientèle européenne se sont "légèrement améliorées", dans un contexte économique toujours difficile, tandis que les flux touristiques ont pâti d'une baisse de la clientèle russe, en raison de la crise ukrainienne.

Aux Etats-Unis, Vuitton a progressé de 5%.   Suite...

 
La croissance de Louis Vuitton, principal centre de profit de LVMH, a été portée au premier trimestre par une envolée de ses ventes au Japon et un net rebond en Chine, avec une hausse de 9% au lieu de 5% à 6% attendue. /Photo d'archives/REUTERS/Aly Song