Thales rêve de changer de taille, vise 10% de marge

jeudi 10 avril 2014 10h19
 

par Cyril Altmeyer

TOULOUSE (Reuters) - Le patron de Thales, Jean-Bernard Lévy, s'est donné pour objectif d'accroître la taille de l'équipementier, comptant davantage sur des acquisitions dans des secteurs civils sur les marchés émergents que sur de la croissance organique, dans un contexte particulièrement incertain dans la défense.

L'ex-patron de Vivendi, qui tenait la première journée investisseurs de Thales en près de quatre ans, vise une marge opérationnelle de 9,5% à 10% en 2017 ou 2018, en hausse de 1,5 à 2 points.

Vers 10h00, l'action Thales accusait néanmoins la plus forte baisse du SBF (-3,2% à 47,755 euros) alors que l'indice affichait de son coté une hausse de 0,4%.

"Monsieur Lévy a détaillé sa stratégie et ses objectifs 2017-18. Ils ne sont pas aussi ambitieux que nous l'espérions", résument les analystes de JPMorgan dans une note.

Certains analystes notent toutefois que c'est la première fois que Thales, qui a pour concurrents les britanniques BAE Systems and Cobham, se montre aussi résolu dans sa volonté de procéder à des acquisitions.

Pour son baptême du feu, un an et demi après sa nomination intervenue juste avant Noël 2012, Jean-Bernard Lévy a dû improviser, l'agenda de la journée investisseurs ayant été bousculé par la visite impromptue du nouveau Premier ministre Manuel Valls dans un site du groupe à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) jeudi matin. Dans un restaurant toulousain, il a présenté mercredi soir sa stratégie pour quatre ans à l'issue d'un dîner initialement informel, où il a souligné "l'énorme potentiel inexploité" de Thales.

"Si nous avons des opportunités, nous essaierons d'accélérer notre profil de croissance pour nous développer davantage dans les marchés civils et les émergents", a-t-il dit lors d'une présentation diffusée jeudi matin sur internet. "Cela doit être notre obsession que de croître à nouveau."

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Thales vise une amélioration de sa marge de 1,5 à 2 points à un niveau compris entre 9,5% et 10% en 2017 ou 2018, en se développant davantage sur les marchés civils et les pays émergents pour compenser la faiblesse des activités militaires. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau