La BCE reste ferme sur son calendrier d'évaluation des banques

mercredi 9 avril 2014 15h32
 

par Laura Noonan et Gianluca Semeraro

LONDRES/MILAN (Reuters) - La Banque centrale européenne a refusé tout assouplissement de son échéancier pour les bilans de santé auxquels elle soumet 128 banques de la zone euro, en dépit de la demande en ce sens de plusieurs établissements, a-t-on appris de plusieurs sources.

Lors d'une réunion mardi à Francfort, la BCE a fait comprendre à des représentants de la Fédération bancaire européenne qu'il n'était pas question de modifier le calendrier de la "revue de qualité des actifs", ont précisé deux sources.

Cet examen de santé sera suivi de tests de résistance visant à s'assurer que les banques de la zone euro sont capables de surmonter une crise future sans aide publique.

"Il n'y a rien eu de neuf de la part de la BCE (...) sur le processus et aucune indication de souplesse sur le calendrier", a dit une des sources proches de la discussion.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès de la BCE et un porte-parole de la FBE, qui est basée à Bruxelles et représente les associations bancaires nationales à travers l'Europe, a dit ne pas vouloir s'exprimer sur le contenu de réunions.

Federico Ghizzoni, l'administrateur délégué de la banque italienne UniCredit, avait dit mardi soir ignorer les résultats de la réunion mais penser que la BCE n'assouplirait pas son calendrier.

"Il y a eu une réunion opérationnelle concernant les difficultés à tenir les dates pour soumettre les données pour la revue de qualité des actifs", a-t-il dit à des journalistes à Milan. "C'est une question soulevée pas seulement par les banques italiennes mais aussi par d'autres en Europe".

"Il y a une difficulté logistique provenant de la quantité de données à fournir dans le temps imparti, le contenu n'est pas en cause", a-t-il souligné.   Suite...

 
La Banque centrale européenne a refusé tout assouplissement de son échéancier pour les bilans de santé auxquels elle soumet 128 banques de la zone euro, en dépit de la demande en ce sens de plusieurs établissements, selon plusieurs sources. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach