Le rythme de la baisse des déficits bientôt précisé, dit Valls

mercredi 9 avril 2014 09h56
 

PARIS (Reuters) - Le rythme de la réduction des déficits sera précisé "dans les prochains jours", a déclaré mercredi le Premier ministre français, Manuel Valls, ajoutant que des discussions sur le sujet avaient commencé avec les autorités européennes.

Le nouveau gouvernement n'a pour l'instant pas voulu confirmer qu'il arriverait à réduire le déficit public sous la limite européenne de 3% du produit intérieur brut fin 2015 comme la France s'est engagée à le faire après avoir obtenu l'an dernier un délai de deux ans.

La nouvelle trajectoire des finances publiques devrait être présentée au Parlement dans deux semaines, puis aux partenaires de la France. La France prévoyait jusqu'à présent de réduire son déficit à 3,6% fin 2014 et 2,8% fin 2015 mais le dérapage du déficit en 2013 a rendu cet objectif plus difficile.

"Nous allons préciser notre trajectoire budgétaire, financière dans les prochains jours", a dit Manuel Valls sur RMC et BFMTV.

Prié de dire si la France demanderait un nouveau délai, il a répondu: "Il y a des discussions avec (le ministre des Finances) Michel Sapin et le commissaire Olli Rehn qui a en charge ces questions à Bruxelles."

"C'est le rythme de cette baisse des déficits d'une part et aussi quels sont les secteurs qui sont concernés, comment nous pouvons à la fois baisser nos déficits et préserver notre modèle social", a ajouté le Premier ministre.

L'ESPOIR D'UNE CROISSANCE PLUS FORTE

Manuel Valls a laissé entendre que la France envisageait une croissance économique plus robuste que prévu dans la trajectoire actuelle, ce qui pourrait orienter la discussion avec Bruxelles sur la meilleure utilisation de recettes fiscales plus élevées.   Suite...

 
Le rythme de la réduction des déficits sera précisé "dans les prochains jours", a déclaré mercredi le Premier ministre français Manuel Valls sur RMC et BFMTV, ajoutant que des discussions sur le sujet avaient commencé avec les autorités européennes. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic