Manuel Valls détaille un pacte à plus de 43,5 milliards d'euros

mardi 8 avril 2014 18h18
 

par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - Manuel Valls a détaillé mardi un "pacte de responsabilité et de solidarité" à plus de 43,5 milliards d'euros sur trois ans en faveur des entreprises et, dans une moindre mesure, des ménages modestes, sans vraiment dire comment il serait financé.

Dans sa déclaration de politique générale devant les députés, le nouveau Premier ministre a amalgamé deux pactes jusqu'ici distincts - le volet solidarité avait été annoncé par François Hollande après son revers aux élections municipales, pour faire pendant aux réductions de charges promises aux entreprises.

Au total, ces dernières bénéficieront d'ici 2017 de 10 milliards de baisses de cotisations sociales et d'au moins 8,5 milliards de réductions d'impôts, sans compter l'impact d'une diminution progressive du taux d'impôt sur les sociétés (IS).

Concernant les baisses de cotisations sociales patronales, Manuel Valls s'est inscrit dans la continuité du gouvernement de son prédécesseur, Jean-Marc Ayrault, et a opté pour un panachage censé améliorer à la fois l'emploi et la compétitivité.

Les cotisations patronales seront ainsi entièrement supprimées au niveau du smic au 1er janvier 2015 et le barème des allègements existants jusqu'à 1,6 smic sera modifié en conséquence. Gain brut total : 4,5 milliards d'euros.

Nombre d'économistes voient dans ce type d'allègement sur les bas salaires la mesure la plus efficace pour rapidement créer des emplois - ce que contestent cependant des syndicats comme Force ouvrière ou la CGT, et l'aile gauche du PS.

Le même montant de 4,5 milliards sera consacré à une baisse de 1,8 point au 1er janvier 2016 des cotisations payées par les employeurs pour financer la politique familiale, jusqu'à 3,5 smic - c'est-à-dire pour plus de 90% des salariés.

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Manuel Valls a détaillé mardi, lors de sa déclaration de politique générale à l'Assemblée nationale, un "pacte de responsabilité et de solidarité" à plus de 43,5 milliards d'euros sur trois ans en faveur des entreprises et, dans une moindre mesure, des ménages modestes, sans vraiment dire comment il serait financé. /Photo prise le 8 avirl 2014/REUTERS/Charles Platiau