Renzi pourrait changer les patrons de grands groupes publics

mardi 8 avril 2014 12h33
 

par Stephen Jewkes

MILAN (Reuters) - Le gouvernement de Matteo Renzi pourrait nommer de nouveaux dirigeants à la tête de plusieurs grands groupes dont l'Etat italien est actionnaire, y compris le géant pétrolier Eni, a-t-on appris de plusieurs sources gouvernementales, politiques et industrielles.

Depuis son arrivée à la présidence du Conseil en février, Matteo Renzi, 39 ans, et son équipe affichent leur volonté d'insuffler un nouvel élan dans la gestion du secteur public, d'intensifier la lutte contre la corruption et d'améliorer la gouvernance des entreprises.

Le chef du gouvernement a ainsi appelé les entreprises contrôlées par l'Etat à exclure de leur instances dirigeantes tout administrateur inculpé de délit financier.

Les conseils d'administration et les principaux dirigeants exécutifs de ces entreprises sont renouvelés tous les trois ans lors d'assemblées générales qui ont généralement lieu en mai. Le gouvernement, en tant que premier actionnaire, doit présenter la liste des nouveaux administrateurs qu'il souhaite voir intégrer le conseil au moins 25 jours avant l'AG.

Une source gouvernementale a déclaré à Reuters que les administrateurs délégués d'Eni, Paolo Scaroni, et d'Enel, Fulvio Conti, semblaient particulièrement menacés et des sources politiques ont dit que Matteo Renzi souhaiter promouvoir de nouveaux dirigeants.

Aucune des grandes entreprises publiques italiennes n'est dirigée par un étranger et aucune par une femme. Les femmes sont en outre peu présentes dans les conseils d'administration.

Paolo Scaroni, à la tête d'Eni depuis 2005, achève son troisième mandat et s'est déclaré prêt pour un quatrième.

En neuf ans, cet ancien dirigeant d'Enel, âgé aujourd'hui de 67 ans, a cédé des actifs jugés non-stratégiques pour réduire la dette et financer la croissance de la compagnie dans l'amont.   Suite...

 
Le gouvernement de Matteo Renzi pourrait nommer de nouveaux dirigeants à la tête de plusieurs grands groupes dont l'Etat italien est actionnaire, y compris le géant pétrolier Eni, selon plusieurs sources gouvernementales, politiques et industrielles. /Photo prise le 1er avril 2014/REUTERS/Kirsty Wigglesworth/Pool