L'Insee confirme le scénario d'une reprise poussive en 2014

jeudi 3 avril 2014 22h25
 

PARIS (Reuters) - L'Insee a confirmé jeudi le scénario d'une reprise poussive de l'économie française en 2014, qui ne parviendrait tout juste qu'à stabiliser le chômage à un niveau élevé, offrant peu de répit au nouveau gouvernement dirigé par Manuel Valls.

L'institut estime que la croissance française continuera d'être avant tout alimentée par la demande extérieure, sous l'effet d'une amélioration de l'environnement dans la zone euro, même si l'impact des efforts de consolidation budgétaire sera moins fort qu'en 2013.

Il table ainsi sur des progressions du produit intérieur brut (PIB) de 0,1% au premier trimestre puis de 0,3% au deuxième. Par rapport à sa précédente note de conjoncture, publiée en décembre, l'Insee revoit ainsi en baisse de 0,1 point sa prévision pour le 1er trimestre et en hausse de 0,1 point celle du 2e trimestre.

A partir de là, au 30 juin, qui constitue l'horizon de prévision de l'Insee, l'acquis de croissance pour l'ensemble de 2014 s'élèverait à 0,7%.

A ce niveau, une stabilisation à 0,2% du rythme de croissance trimestrielle sur les six derniers mois de l'année suffirait à valider le scénario de hausse de 0,9% du PIB retenu par le gouvernement dans la loi de finances 2014.

La révision en baisse sur le premier trimestre tient au contrecoup de la forte hausse de la consommation des ménages et au rebond des investissements des entreprises intervenus fin 2013, en anticipation du durcissement du malus écologique pour l'automobile et de la hausse de la TVA du 1er janvier.

Elle s'explique aussi par la météo clémente de l'hiver, qui a limité les dépenses en énergie. Des températures conformes aux normales saisonnières sur avril-juin permettraient de faire monter de 2,4% la facture énergétique d'un trimestre sur l'autre, estime l'Insee.

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L'Insee a confirmé jeudi le scénario d'une reprise poussive de l'économie française en 2014, qui ne parviendrait tout juste qu'à stabiliser le chômage à un niveau élevé, offrant peu de répit au nouveau gouvernement dirigé par Manuel Valls. L'institut table sur des progressions du produit intérieur brut (PIB) de 0,1% au premier trimestre puis de 0,3% au deuxième. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau