Paris va négocier le rythme de baisse du déficit

jeudi 3 avril 2014 19h14
 

PARIS (Reuters) - La France va discuter avec ses partenaires européens du rythme de la réduction de ses déficits publics, a déclaré jeudi le nouveau ministre des Finances et des Comptes publics Michel Sapin, au lendemain de sa nomination.

Avec un déficit équivalent à 4,3% du produit intérieur brut en 2013, supérieur aux prévisions, la possibilité de passer sous la limite européenne de 3% fin 2015, comme la France s'est engagée à le faire, s'est éloignée.

François Hollande a lui-même laissé entendre que la France pourrait négocier un nouveau délai, alors que le pays a déjà obtenu deux ans de plus l'an dernier, avec un calendrier fixé à fin 2015.

"Les objectifs sont des objectifs que nous tiendrons, ça fait partie du cap, il n'est pas question de changer ce cap", a dit Michel Sapin sur France Inter. "C'est le chemin, c'est le rythme lui-même qui sera discuté dans un intérêt commun."

"C'est pas la France qui arrive à genoux, en demandant, en implorant. (...) C'est l'intérêt commun de l'Europe de trouver le bon rythme, le rythme adapté à la situation", a-t-il ajouté.

François Hollande a ouvert cette piste en assignant lundi au nouveau gouvernement la tâche de "convaincre l'Europe que cette contribution de la France à la compétitivité, à la croissance, doit être prise en compte dans le respect de nos engagements".

Le ministre sortant de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, a expliqué que des contacts étaient déjà en cours avec les partenaires européens de la France pour trouver un équilibre entre consolidation budgétaire et croissance.

MOSCOVICI OPTIMISTE   Suite...

 
La France va discuter avec ses partenaires européens du rythme de la réduction de ses déficits, a déclaré jeudi sur France Inter le nouveau ministre des Finances, Michel Sapin, au lendemain de sa nomination. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic