Feu vert du gouvernement allemand à un salaire minimum dès 2015

mercredi 2 avril 2014 12h54
 

BERLIN (Reuters) - Le gouvernement allemand a donné mercredi son feu vert à la mise en place d'un salaire minimum horaire de 8,50 euros à partir de 2015, satisfaisant une demande des sociaux-démocrates du SPD lors de leur entrée dans la coalition dirigée par Angela Merkel.

Le salaire minimum ne s'appliquera pas pour les mineurs, les apprentis et les stagiaires. Certaines entreprises pourront continuer à payer leurs employés en-dessous du minimum horaire jusqu'à la fin 2016 si elles sont couvertes par une convention collective.

Les sociétés qui recrutent un chômeur de longue durée pourront aussi lui verser un salaire inférieur au minimum légal pendant les six premiers mois de son contrat.

"C'est, avant tout, une bonne nouvelle pour les gens qui travaillent dur mais qui perçoivent des salaires tellement bas qu'ils ne peuvent pas en vivre", a déclaré la ministre du Travail, Andrea Nahles (SPD), au cours d'une conférence de presse.

"J'espère que ce système va créer davantage de justice salariale et c'est une bonne chose pour la cohésion de la société allemande dans son ensemble", a-t-elle ajouté.

Andrea Nahles a promis que le gouvernement faciliterait le passage au salaire minimum pour les entreprises des secteurs recourant de manière importante au travail saisonnier, comme l'agriculture, l'hôtellerie et la restauration.

Le Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, doit débattre de la loi en juin, avant son adoption probable au mois de juillet. Le Bundesrat, la chambre haute, ne devrait s'en saisir qu'après les vacances parlementaires estivales.

Un peu plus de 10% des salariés touchent moins de 8,50 euros par heure dans l'ex-Allemagne de l'Ouest. Cette proportion dépasse 25% dans la partie orientale du pays.

(Michelle Martin; Tangi Salaün pour le service français, édité par Véronique Tison)

 
Le gouvernement allemand a donné mercredi son feu vert à la mise en place d'un salaire minimum horaire de 8,50 euros à partir de 2015, satisfaisant une demande des sociaux-démocrates du SPD lors de leur entrée dans la coalition dirigée par Angela Merkel./Photo d'archives/REUTERS/Fabian Bimmer