Maurel & Prom ne versera pas de dividende 2013, l'action chute

jeudi 27 mars 2014 11h54
 

par Benjamin Mallet et Michel Rose

PARIS (Reuters) - Maurel & Prom accuse une forte baisse en Bourse jeudi matin après avoir annoncé qu'il ne verserait pas de dividende au titre de 2013 malgré une hausse de ses résultats consolidés.

La compagnie pétrolière, qui se dit toujours prête à une alliance pour changer de dimension, a également fait savoir que ses réserves prouvées et probables s'inscrivaient en baisse de 6% au 1er janvier, à 184 millions de barils, conséquence de nouveaux contrats plus restrictifs au Gabon.

L'application des nouveaux termes au Gabon est toutefois compensée par l'allongement de la durée de vie des contrats, ce qui explique en partie la forte hausse (+161%) des seules réserves prouvées.

Les réserves sont un élément clé de la valorisation du groupe, qui fait régulièrement l'objet de rumeurs de rachat et souligne depuis deux ans son souhait de changer de dimension pour rester compétitif, ce qui pourrait passer par un adossement à un acteur plus important.

Le PDG, Jean-François Hénin, a fait savoir lors d'une conférence avec les analystes que les contrats au Gabon ne constituaient plus un obstacle à un changement de contrôle de Maurel & Prom.

"Au cours des trois dernières années, cette possibilité-là nous était totalement interdite car il existait un droit de veto de la République gabonaise, donc ce que nous avons fait, c'est acheter notre liberté", a-t-il dit.

"Nous n'avons pas d'autre choix, pour revaloriser la société, que d'imaginer un mariage - ou des mariages - dans l'avenir", a également réaffirmé le PDG, en soulignant notamment que le marché doutait de la capacité des sociétés de la taille de Maurel & Prom à se financer à l'avenir.

"Notre ambition pour les années qui viennent est de nous acheminer vers un mariage possible."   Suite...

 
Jean Francois Henin, président du conseil d'administration de Maurel & Prom. L'opérateur pétrolier et gazier affiche jeudi des résultats annuels en hausse, grâce notamment à ses performances en matière de production, mais les réserves prouvées et probables du groupe reculent de 6% en raison de nouveaux contrats plus restrictifs au Gabon. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau