La Russie reste un marché prometteur pour Metro

mardi 25 mars 2014 23h01
 

par Matthias Inverardi et Emma Thomasson

FRANCFORT (Reuters) - Le groupe de distribution allemand Metro continuera d'investir en Russie malgré la crise ukrainienne, du moins tant que les sanctions occidentales ne se feront pas sentir sur ses marchés, a déclaré son patron Olaf Koch à Reuters.

Metro figure parmi les plus emblématiques des 6.000 entreprises allemandes qui traitent avec la Russie.

Les sanctions décidées par les Etats-Unis et l'Union européenne après l'annexion de la Crimée se sont limitées jusqu'ici à des gels d'avoirs et des restrictions de voyage visant des responsables russes ou criméens.

"Tant que les sanctions contre la Russie n'impactent pas les flux commerciaux, elles n'auront pas d'incidence sur notre activité", a déclaré Olaf Koch dans une interview. "Le pouvoir d'achat est là, et la demande aussi".

Metro est le numéro quatre de la distribution en Russie derrière les groupes locaux X5, Magnit et le français Auchan. Le géant allemand a réalisé l'an dernier le quart de son bénéfice d'exploitation en Russie et les ventes de sa filiale locale, équivalentes à cinq milliards de dollars (3,6 milliards d'euros), ont représenté 9% du chiffre d'affaires total du groupe.

Les conditions de marché difficiles l'ont toutefois contraint à reporter l'introduction en Bourse de sa filiale russe de commerce de gros (cash-and-carry), dont il espérait tirer au moins un milliard d'euros.

Même sans cet apport, Metro a suffisamment de fonds pour accélérer son expansion en Russie en 2014 et 2015, a noté Olaf Koch. "Nous voulons faire plus en Russie, c'est certain", a-t-il dit.

Le projet d'IPO avait été bien accueilli par les investisseurs et devrait être mis en oeuvre dès que les conditions de marché le permettront, a-t-il assuré.   Suite...

 
Le groupe de distribution allemand Metro continuera d'investir en Russie malgré la crise ukrainienne, du moins tant que les sanctions occidentales ne se feront pas sentir sur ses marchés, a déclaré son patron Olaf Koch à Reuters. /Photo prise le 24 mars 2014/REUTERS/Kai Pfaffenbach