S&P abaisse la note de crédit brésilienne à "BBB-"

mardi 25 mars 2014 08h28
 

par Alonso Soto

BRASILIA (Reuters) - Standard & Poor's a abaissé lundi la note de crédit brésilienne de "BBB" à "BBB-", tout en relevant sa perspective de "négative" à "stable", disant recevoir des signaux contrastés en provenance du gouvernement qui ont des implications négatives pour le budget et pour la crédibilité des politiques économiques.

L'agence de notation, dont le gouvernement brésilien conteste l'analyse, dit anticiper un maintien de la croissance à un faible niveau pour plusieurs années encore, avec une expansion du produit intérieur brut de 1,8% en 2014 et 2% en 2015.

Le relèvement de la perspective de la note laisse entendre qu'aucun nouvel abaissement de la note proprement dite n'est prévu dans l'immédiat.

La décision de S&P était largement anticipée par les marchés, mais le calendrier choisi pour l'annoncer, à un peu plus de six mois de l'élection présidentielle à laquelle Dilma Rousseff se représente, est de nature à compliquer la tâche du gouvernement.

Cette décision pourrait également inciter Fitch et Moody's, les deux autres grandes agences, à dire à leur tour qu'elles pourraient abaisser la note de crédit du Brésil.

L'année 2014 occupe tous les esprits au Brésil avec la Coupe du monde de football dans trois mois et l'élection présidentielle du 5 octobre, mais l'horizon 2015 s'annonce bien moins réjouissant avec des réajustements douloureux en vue pour la première puissance économique d'Amérique latine.

La présidente Dilma Rousseff -ou son successeur- devra tailler dans le budget, augmenter les impôts et prendre d'autres mesures draconiennes pour corriger les déséquilibres grandissants des finances du pays.

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Vue de Sao Paulo. Standard & Poor's a abaissé la note de crédit brésilienne de "BBB" à "BBB-", tout en relevant sa perspective de "négative" à "stable", disant recevoir des signaux contrastés en provenance du gouvernement qui ont des implications négative pour le budget et pour la crédibilité des politiques économiques. /Photo prise le 22 mars 2014/REUTERS/Paulo Whitaker