Les profits de BdF réduits par la normalisation en zone euro

lundi 24 mars 2014 17h31
 

PARIS (Reuters) - La Banque de France (BdF) a fait état lundi d'un recul de ses profits au titre de l'exercice 2013 en raison de la normalisation partielle de la politique monétaire avec la résorption de la crise sur les dettes souveraines de la zone euro.

Son bénéfice net est ainsi ressorti à 2,44 milliards d'euros l'année dernière contre 3,15 milliards en 2012, qui "était une année hors norme du fait de l'ampleur inédite des mesures non conventionnelles" de politique monétaire, souligne l'institution dans un communiqué.

"Nous avons beaucoup d'éléments qui conduisent à penser que le résultat pourrait être légèrement inférieur (cette année)", a prévenu le gouverneur de la Banque de France, lors d'une conférence de presse. Christian Noyer faisait référence à l'environnement de politique monétaire et à la poursuite du dénouement des mesures non conventionnelles.

Le bénéfice net 2013 intègre une dotation de précaution de 1,25 milliard d'euros au fonds pour risques généraux (FRG) contre 1,85 milliard en 2012 et un impôt sur les sociétés de 2,44 milliards (3,11 milliards en 2012) au moment où le gouvernement peine à tenir ses objectifs de réduction du déficit public.

Avant impôt et dotation au FRG, le bénéfice courant s'est élevé à 6,14 milliards d'euros en baisse de 24% par rapport à 2012 du fait d'un recul de 19% des produits nets d'intérêts.

Ceux-ci ont été affectés par "la réduction des taux directeurs en zone euro et la persistance de taux de rendement très faibles dans les principales devises composant les réserves de changes", note la BdF dans son communiqué.

CONTRACTION DU BILAN

Leur baisse s'explique aussi par le remboursement partiel par les établissements de crédit des deux opérations de refinancement à 3 ans (VLTRO) lancées fin 2011 et début 2012 pour alimenter les marchés interbancaires en panne de liquidités.   Suite...

 
La Banque de France (BdF) a dégagé en 2013 un bénéfice net en baisse de 22,5% par rapport à l'exercice précédent au cours duquel ses profits avaient bénéficié des "mesures non conventionnelles" de politique monétaire comme les rachats de titres de dettes souveraines, mises en oeuvre par l'Eurosystème en réponse à la crise de la zone euro. /Photo d'archives/REUTERS/Leonhard Foeger