Les prix de l'énergie conditionnent la reprise de la chimie

jeudi 20 mars 2014 12h01
 

par Noëlle Mennella

PARIS (Reuters) - L'industrie chimique française pense pouvoir confirmer en 2014 la reprise observée l'an dernier à condition que les pouvoirs publics prennent des mesures susceptibles de faire baisser les prix de l'énergie.

La chimie française, qui a pesé 82,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2013, a dans son viseur la loi sur la transition énergétique et le pacte de responsabilité proposé par François Hollande aux entreprises.

"On pourrait confirmer en 2014 la reprise de 2013 mais pour cela l'industrie chimique a besoin de décisions importantes pour restaurer sa compétitivité. Si elle n'est pas assurée, on perdra tôt ou tard des parts de marché", a déclaré à Reuters Philippe Goebel, qui préside l'Union des industries chimiques (UIC).

La chimie, premier consommateur industriel d'électricité et de gaz en France avec une facture énergétique de 7,5 milliards d'euros en 2012, s'estime aujourd'hui pénalisée par rapport aux Etats-Unis et à l'Allemagne.

Ainsi, constate Philippe Goebel, le prix du gaz est trois fois plus élevé en France qu'aux Etats-Unis et celui de l'électricité est deux fois plus cher, tandis que le tarif de l'énergie électro-intensive est 20% plus élevé en France qu'en Allemagne.

L'UIC demande donc que la loi sur la transition énergétique, qui veut accélérer le développement des énergies renouvelables, ne se traduise pas par une augmentation de l'énergie pour les industriels du secteur.

Autre sujet de préoccupation pour la chimie, la fiscalité a pesé pour 1,6 milliard d'euros en 2013.

"Si on était traité comme les entreprises allemandes, on aurait une économie de 700 millions d'euros. On demande un allègement de ces taxes", déclare le président de l'UIC.   Suite...

 
L'industrie chimique française, qui a pesé 82,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2013, pense pouvoir confirmer en 2014 la reprise observée l'an dernier à condition que les pouvoirs publics prennent des mesures susceptibles de faire baisser les prix de l'énergie. /Photo d'archives/REUTERS/Bruno Domingos