BioMérieux montera ses prix pour contrer les changes

mercredi 19 mars 2014 15h10
 

par Noëlle Mennella et Natalie Huet

PARIS (Reuters) - BioMérieux prévoit que son résultat opérationnel pâtira cette année plus qu'en 2013 du poids des changes, mais compte y répondre en augmentant ses prix et en poursuivant ses efforts de productivité pour maintenir ses marges, a déclaré mercredi à Reuters son PDG Jean-Luc Bélingard.

"Le principal outil pour faire face aux fluctuations des changes est la hausse des prix. Nous avons activement à l'heure actuelle une politique de hausse des prix dans les pays où il y a une dégradation des cours de changes", a-t-il dit lors d'une interview à l'occasion des résultats annuels du spécialiste du diagnostic in vitro.

Jean-Luc Bélingard a également déclaré que BioMérieux examinerait le document relatif à la vente de l'unité de microbiologie de Siemens que le groupe allemand envisage de vendre selon des sources proches du dossier.

"Il y a un dossier qui est disponible et qu'on va regarder avec attention", a-t-il dit. "On n'est pas en phase active, mais on va avoir des contacts. On fera notre métier d'analyse."

Siemens s'est refusé à tout commentaire sur le sujet.

Le PDG de bioMérieux a par ailleurs indiqué que le groupe pourrait investir dans le séquençage de l'ADN d'une bactérie.

"On regarde de très très près l'impact du séquençage sur notre métier. On pourrait investir dans ce secteur, en partenariat ou pas et pas forcément par acquisition", a-t-il dit, ajoutant qu'un partenariat pourrait impliquer une société française ou internationale.

Plus globalement, Jean-Luc Bélingard a déclaré que bioMérieux restait attentif à toutes les opportunités de croissance externe, même s'il n'est pas actuellement "actif sur une acquisition particulière".   Suite...

 
Le spécialiste du diagnostic in vitro BioMérieux prévoit un résultat opérationnel qui pâtira cette année, plus qu'en 2013, du poids des changes, mais il compte y répondre en augmentant ses prix et en poursuivant ses efforts de productivité pour maintenir ses marges,  explique à Reuters son PDG Jean-Luc Bélingard. /Photo d'archives/REUTERS/Yuriko Nakao