L'Italie de Renzi pourrait viser 5 milliards d'économies en 2014

mardi 18 mars 2014 21h03
 

ROME (Reuters) - Le nouveau gouvernement italien pourrait réduire la dépense publique de cinq milliards d'euros cette année et supprimer 85.000 emplois dans les services publics d'ici à 2016, a déclaré mardi l'homme désigné par Matteo Renzi pour chiffrer les économies envisageables.

Carlo Cottarelli, chargé par le président du Conseil d'identifier les secteurs permettant de réduire les coûts, a ainsi presque doublé sa prévision faite la semaine dernière, qui faisait état de trois milliards d'euros d'économies réalisables cette année.

"Les économies maximales sur l'année seraient de sept milliards d'euros si nous avions commencé en janvier mais ce sera moins et sur les huit mois restants, ce sera cinq milliards d'euros", a-t-il dit lors d'une intervention au Sénat.

Matteo Renzi a besoin de réduire considérablement la dépense publique s'il veut tenir sa promesse, faite la semaine dernière, de baisser les impôts de dix milliards d'euros au profit des contribuables les plus modestes (voir [ID:nL6N0M92IO]).

Carlo Cottarelli, un ancien directeur des affaires budgétaires au Fonds monétaire international, a pour simple rôle de faire des suggestions qui seront reprises ou non par l'exécutif.

Certaines de ses propositions, comme la limitation du financement des partis ou la réduction du nombre de véhicules ministériels, seront populaires auprès de l'opinion. D'autres le seront sans doute moins, notamment celle, évoquée mardi devant des journalistes, de supprimer 85.000 postes de fonctionnaires à l'horizon 2016.

(Giuseppe Fonte; Patrick Vignal pour le service français, édité par Marc Angrand)

 
Le nouveau gouvernement italien pourrait réduire la dépense publique de cinq milliards d'euros cette année et supprimer 85.000 emplois dans les services publics d'ici à 2016, a déclaré Carlo Cottarelli, l'homme désigné par Matteo Renzi pour chiffrer les économies envisageables. /Photo prise le 4 mars 2014/REUTERS/Anis Mili