Le Medef s'impatiente en attendant le pacte de responsabilité

mardi 18 mars 2014 15h42
 

par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - Le Medef donne des signes d'impatience dans l'attente de détails sur le "pacte de responsabilité" proposé par François Hollande aux entreprises et invite le gouvernement à geler le niveau des dépenses publiques pendant plusieurs années.

L'organisation patronale juge avoir "fait son travail" en signant avec la CGPME, l'Union professionnelle artisanale et les syndicats CFDT, CFE-CGC et CFTC un accord sur les contreparties aux baisses de charges promises par le chef de l'Etat.

"L'économie française est très malade. Il y a urgence à faire quelque chose", a déclaré mardi le président du Medef, Pierre Gattaz, lors d'une conférence de presse. "Ce pacte de responsabilité, c'est l'ordonnance, mais il faut passer de l'ordonnance à la thérapie et il faut aller vite."

Il avait auparavant présenté un "carnet de santé de la France" sous la forme d'un tableau dans lequel presque tous les indicateurs sont au rouge, de la croissance du PIB à la dépense et à la dette publiques en passant par le chômage, le taux de marge des entreprises et le solde commercial.

"J'espère avoir maintenant des informations beaucoup plus concrètes sur ce que veut dire ce pacte de responsabilité du côté gouvernemental", a poursuivi le président du Medef.

Il s'est dit inquiet de n'avoir que des informations parcellaires sur la répartition des 10 milliards d'euros de baisses supplémentaires du coût du travail et aucune sur la simplification des contraintes administratives et une baisse de la fiscalité des entreprises, "qui reste un mystère".

"Cette baisse de fiscalité ne pourra se faire que s'il y a une baisse de la dépense publique, c'est la clef de voûte du dispositif", a-t-il fait valoir. "Là, nous sommes aussi très inquiets parce que nous ne voyons rien arriver."

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Le Medef de Pierre Gattaz donne des signes d'impatience dans l'attente de détails sur le "pacte de responsabilité" proposé par François Hollande aux entreprises et invite le gouvernement à geler le niveau des dépenses publiques pendant plusieurs années. /Photo prise le 18 février 2014/REUTERS/Benoît Tessier