Une réforme fiscale pour tenter de doper l'économie espagnole

mercredi 12 mars 2014 15h06
 

par Julien Toyer

MADRID (Reuters) - L'économie espagnole montre des signes de reprise, grâce entre autres aux exportations, mais face à un taux de chômage supérieur à 25%, le gouvernement de Mariano Rajoy opte pour une nouvelle méthode: la réforme fiscale.

Le conseil des ministres étudiera vendredi un projet dont son président, Mariano Rajoy, espère qu'il permettra de doper la croissance et de créer des centaines de milliers d'emplois.

Selon des sources gouvernementales, les produits et services bénéficiant des taux réduits de TVA de 4% et 10% pourraient être alignés sur le taux normal de 21%, et les taxes sur l'immobilier et les carburants seraient relevées.

Parallèlement, l'impôt sur les sociétés et l'impôt sur le revenu des tranches inférieures seraient réduits. Mariano Rajoy a en outre annoncé une réduction de 75% en moyenne des cotisations sociales payées par les employeurs cette année pour les nouvelles embauches.

Ce plan de "dévaluation fiscale", comparable par certains aspects au projet de TVA sociale envisagé un temps en France, constitue la dernière illustration en date des efforts des pays du sud de l'Europe pour tenter de relancer leur économie sans recourir forcément à la baisse des salaires et des prix.

L'Espagne, membre de la zone euro, ne peut évidemment pas opter pour une dévaluation de sa monnaie et la Banque centrale européenne (BCE) ne montre aucune volonté de favoriser une dépréciation de l'euro. La dévaluation "interne" était donc la seule piste envisageable.

Mais la baisse des salaires et des prix enclenchée ces dernières années menace aujourd'hui de conduire à la déflation, une évolution bien plus dangereuse, qui risquerait d'étouffer une reprise encore fragile.

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L'économie espagnole montre des signes de reprise, grâce entre autres aux exportations, mais face à un taux de chômage supérieur à 25%, le gouvernement de Mariano Rajoy opte pour une nouvelle méthode: la réforme fiscale. /Photo prise le 29 mai 2013/REUTERS/Gustau Nacarino