La plupart des Bourses européennes terminent en baisse

lundi 10 mars 2014 18h23
 

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse lundi, à l'exception de Paris qui est soutenue par les télécoms, les derniers indicateurs économiques chinois ayant pesé sur la tendance, déjà fragilisée par la crise en Ukraine.

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en hausse de 0,1% à 4.370,84 points. Le Footsie britannique a perdu 0,35% et le Dax allemand 0,91%, alors que l'indice EuroStoxx 50 a cédé 0,08% et le FTSEurofirst 300 0,43%.

Les exportations chinoises ont rechuté en février, contre toute attente, et la balance commerciale de la Chine a plongé dans le rouge, ce qui ravive les craintes d'un ralentissement marqué de la deuxième économie mondiale.

Ces inquiétudes ont pénalisé entre autres les valeurs des ressources de base, dont l'indice Stoxx a cédé 2,16%. Le sidérurgiste ThyssenKrupp a perdu 3,04% et le groupe minier Anglo American 2,02%.

Dans le même secteur, ArcelorMittal s'est retournée à la baisse dans l'après-midi pour terminer sur une perte de 1,85%, le numéro un mondial de la sidérurgie ayant fait état de perspectives jugées décevantes et peu rassurantes malgré la confirmation de ses objectifs 2014.

"La société parle d'une situation difficile en Chine qui est confirmée par les nouvelles macros négatives la nuit dernière", souligne un trader parisien.

Les investisseurs européens semblent en revanche moins préoccupés par la situation en Ukraine - malgré le renforcement de l'emprise de la Russie sur la Crimée - ce qui a incité certains d'entre eux à réaliser des achats à bon compte, note David Thébault, de Global Equities à Paris.

"Les bruits de bottes à la frontière russo-ukrainienne n'ont pas empêché le S&P 500 d'atteindre un nouveau record historique et l'Eurostoxx d'enregistrer son plus haut niveau en cinq ans et demi (la semaine dernière)", écrivent les stratégistes du Crédit agricole dans une note à ses clients.

"Nous en tirons deux conclusions sur le sentiment de marché: premièrement, les tensions en Europe de l'Est ne sont pas perçues comme déterminantes pour l'élaboration des anticipations globales sur l'économie et sur les marchés; deuxièmement, les investisseurs ne sont pas prêts à revenir sur leur double pari d'une poursuite de l'amélioration de la croissance et d'une politique monétaire leur permettant de maintenir leur préférence pour les actifs risqués."   Suite...

 
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES