Wall Street finit sur une note prudente

vendredi 7 mars 2014 22h29
 

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini en ordre dispersé vendredi, les tensions persistantes en Ukraine ayant en partie occulté l'effet bénéfice de chiffres meilleurs qu'attendu sur l'emploi aux Etats-Unis.

L'indice Dow Jones a gagné 30,83 points, soit 0,19% à 16.452,72 et le Standard & Poor's 500 a pris 1,01 point (+0,05%) à 1.878,04, un nouveau record de clôture. Mais le Nasdaq Composite a perdu 15,90 points (-0,37%) à 4.336,22. Tous ont terminé nettement en dessous de leur plus haut du jour.

Le S&P-500 avait en effet inscrit un nouveau record historique en séance à 1.883,57 peu après l'ouverture grâce à l'élan donné au marché par les derniers chiffres mensuels de l'emploi.

L'économie américaine a créé 175.000 emplois en février, soit 26.000 de plus qu'attendu en moyenne par les économistes, interrogés par Reuters et 46.000 de plus qu'en janvier. Le taux de chômage est parallèlement remonté à 6,7% alors qu'il était revenu en janvier à un plus bas de cinq ans de 6,6%. (voir:)

Mais l'analyse de ces chiffres a conduit certains analystes à évoquer la possibilité que la Réserve fédérale resserre à nouveau sa politique monétaire à l'issue de sa réunion des 18 et 19 mars.

"Il semble que les bons chiffres de l'emploi en février, même s'ils constituent un pas dans la bonne direction, n'aient pas résolu grand chose.", explique Andrew Wilkinson, responsable de l'analyse de marché d'Interactive Brokers.

Sur l'ensemble de la semaine, le Dow a gagné 0,8%, le S&P-500 1,00% et le Nasdaq 0,65%.

La prudence a pesé sur la tendance ce vendredi, nombre d'intervenants rechignant apparemment à prendre des positions trop tranchées avant le week-end faute de savoir comment peut évoluer le dossier ukrainien.

Le président russe, Vladimir Poutine, a ignoré les mises en garde de Barack Obama sur les conséquences possibles d'une intervention militaire russe en Crimée, assurant que Moscou ne pouvait rester sourdes aux appels à l'aide des Ukrainiens russophones.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS