Wall Street finit irrégulière, record pour le S&P

jeudi 6 mars 2014 22h54
 

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini sous ses meilleurs niveaux du jour jeudi, le Nasdaq tombant même en territoire négatif sous l'effet de ventes en fin de séance dans un marché peu actif à la veille de la publication des chiffres de l'emploi de février.

L'indice Dow Jones a gagné 61,71 points, soit 0,38%, à 16.421,89 points et le Standard & Poor's 500 a pris 3,22 points (0,17%) à 1.877,03 points, nouvelle clôture record, après avoir inscrit en séance un plus haut historique à 1.881,94 points.

Le Nasdaq Composite a reculé de 5,85 points (0,13%) à 4.352,13 points, après être monté en séance à un plus haut de l'année de 4.371 points.

Le marché a profité d'un indicateur positif sur le marché du travail et des espoirs de solution diplomatique dans la crise ukrainienne mais les volumes sont restés faibles à la veille des chiffres mensuels de l'emploi qui s'annoncent difficiles à interpréter.

Les inscriptions au chômage ont baissé à 323.000 la semaine passée aux Etats-Unis, leur niveau le plus bas depuis trois mois, de quoi laisser espérer un retour de meilleures conditions sur le marché du travail après un hiver exceptionnellement rude.

"Les fondamentaux du marché semblent OK", juge John Manley, analyste chez Wells Fargo Funds Management à New York. "Les contraintes imposées par la météo se révèlent passagères".

Les économistes, y compris à la Réserve fédérale, estiment qu'il faudra attendre au moins deux mois pour avoir des chiffres de créations d'emplois fiables après les distorsions causées par les intempéries et qui devraient encore fausser la statistique de vendredi. En attendant, le consensus réalisé par Reuters donne 149.000 créations d'emplois hors agriculture en février, après les 113.000 annoncées en première estimation pour janvier, avec un taux de chômage stable à 6,6%.

La crise en Ukraine, à l'origine d'une nouvelle baisse de la Bourse de Moscou et du rouble, est restée présente dans les esprits mais les investisseurs ne croient pas au scénario du pire.

"Personne ne veut de guerre et les Russes ne veulent pas voir leurs marchés s'effondrer, alors tout finira bien par se calmer", veut croire John Manley.   Suite...

 
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