L'Oréal veut rattraper son retard en Afrique sub-saharienne

mardi 4 mars 2014 18h14
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - L'Oréal entend combler son retard en Afrique sub-saharienne, où il fait figure de challenger derrière Unilever, en accélérant sa croissance grâce à un nouvel outil de production en Afrique de l'Ouest.

Le numéro un mondial des cosmétiques réalise un chiffre d'affaires encore modeste dans cette partie du monde, d'environ 200 millions d'euros, sur un marché évalué à 2,7 milliards d'euros et qui croît à un rythme deux fois plus rapide que celui (3,5% à 4%) du marché mondial des cosmétiques.

La part de marché du groupe français ressort ainsi à environ 8% quand celle d'Unilever "dépasse les 10%", a déclaré mardi à la presse Geoff Skingsley, directeur général de la zone Afrique et Moyen-Orient.

"Nous progressons en Afrique à un rythme deux fois plus élevé que celui du groupe. Nous sommes challenger mais nous avons bien l'intention de devenir leader un jour", a-t-il ajouté.

Selon Euromonitor, la part de marché d'Unilever atteint 16,4% en Afrique sub-saharienne.

L'Oréal revendique la deuxième place, devant l'américain Procter & Gamble et l'allemand Beiersdorf, au coude à coude.

Le français dispose d'une filiale en Afrique du Sud, où il a une usine de production, et d'une usine au Kenya, où il a racheté l'an dernier la société Interconsumer Products lui permettant de desservir l'Afrique de l'Est. Il a ouvert une filiale au Nigeria mais n'a pas encore d'unité de production en l'Afrique de l'Ouest, ce qui lui permettrait d'accélérer sa croissance dans cette partie du continent.

"Nous sommes à la recherche d'une bonne solution industrielle en Afrique de l'Ouest, ce sera décidé dans l'année, pour une entrée en service en 2015", a déclaré le responsable de L'Oréal, sans plus de précision.   Suite...

 
L'Oréal entend combler son retard en Afrique sub-saharienne, où il fait figure de challenger derrière Unilever, en accélérant sa croissance grâce à un nouvel outil de production en Afrique de l'Ouest. Le numéro un mondial des cosmétiques réalise un chiffre d'affaires encore modeste dans cette partie du monde, d'environ 200 millions d'euros, sur un marché évalué à 2,7 milliards d'euros et qui croît à un rythme deux fois plus rapide que celui (3,5% à 4%) du marché mondial des cosmétiques. /Photo prise le 11 février 2014/ REUTERS/Benoît Tessier