La Banque de Réserve d'Australie maintient ses taux comme prévu

mardi 4 mars 2014 09h34
 

SYDNEY (Reuters) - La Banque de Réserve d'Australie (RBA) a maintenu mardi son taux d'intérêt directeur à 2,5% pour le septième mois d'affilée, estimant que ses baisses de taux passées produisent leurs effets sur l'économie.

Ce statu quo était largement anticipé même si, comme l'a reconnu la banque centrale, la transition est difficile après le boom minier des dernières années et le chômage va encore augmenter.

Le gouverneur de la RBA, Glenn Stevens, s'est néanmoins montré optimiste sur la situation économique.

"Les informations récentes vont dans le sens d'un léger raffermissement de la demande des ménages et laissent prévoir une solide expansion dans la construction résidentielle", a-t-il dit dans le communiqué de politique monétaire.

"Certains indicateurs sur les conditions d'activité et la confiance montrent des signes d'amélioration et les exportations progressent. Avec le temps, la croissance devrait se renforcer, aidée par les taux d'intérêt bas et le taux de change moins élevé."

La dernière baisse de taux remonte au mois d'août 2013 et la RBA avait exclu tout nouveau geste à sa réunion monétaire de février, estimant que la reprise de la construction, de la consommation et de l'inflation plaidaient pour une période de stabilité des taux.

Ses commentaires de mardi confirment cette trajectoire de stabilité pour les taux, même si le ralentissement des investissements dans l'industrie minière limite la croissance.

L'effet stimulant des taux bas a encore été confirmé mardi par l'annonce d'une hausse de 6,8% des promesses de vente dans l'immobilier en janvier, soit un bond de près de 35% sur un an qui est de bon augure pour le secteur de la construction.

Le Bureau de la statistique publiera mercredi les chiffres du produit intérieur brut au quatrième trimestre, prévu en hausse de 0,7% en variation trimestrielle.   Suite...

 
La Banque de Réserve d'Australie (RBA) a maintenu mardi son taux d'intérêt directeur à 2,5% pour le septième mois d'affilée, estimant que ses baisses de taux passées produisent leurs effets sur l'économie. Ce statu quo était largement anticipé même si, comme l'a reconnu la banque centrale, la transition est difficile après le boom minier des dernières années et le chômage va encore augmenter. /Photo prise le 2 avril 2013/REUTERS/Daniel Munoz