La rivalité PSA-Renault s'incarne dans les deux Carlos

lundi 3 mars 2014 23h27
 

par Laurence Frost

GENEVE (Reuters) - S'il avait été présent cette année au salon de l'automobile de Genève, Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan, aurait pu croiser sur les stands son ancien numéro deux et désormais patron du concurrent PSA Peugeot Citroën, Carlos Tavares.

Ce dernier représentera pour la première fois mardi aux journées presse du salon PSA, dont il a pris la direction opérationnelle le 20 février avant de succéder à Philippe Varin à la présidence du directoire, le 31 mars.

L'an dernier à la même époque, Carlos Tavares était encore le numéro deux de Carlos Ghosn. Directeur général délégué de Renault, il avait contribué à ce que le groupe français traverse relativement indemne la crise du marché automobile européen qui a manqué de faire dérailler son concurrent français.

Renault a été protégé par la performance de Nissan, dont il détient 43,4% du capital, et par la vigueur de ses ventes low cost. Mais les analystes attribuent aussi le succès du groupe au losange à la hausse moyenne de ses prix et à ses réductions de coûts, une recette que Carlos Tavares aimerait appliquer aussi à PSA.

"Le fait que je voie un certain nombre de contrastes avec mon expérience passée me donne la capacité d'identifier une marge d'amélioration", a déclaré lundi Carlos Tavares au cours d'un entretien organisé par 7pm Auto en collaboration avec Reuters.

Agé aujourd'hui de 55 ans, Carlos Tavares a franchi rapidement les échelons de l'alliance Renault-Nissan, celle-ci lui accordant trois promotions en quatre ans. En 2011, il devient numéro deux du groupe après la disgrâce de Patrick Pélata, victime de la fausse affaire d'espionnage.

"Ils sont tous les deux excellents", commente Andy Palmer, vice-président exécutif de Nissan. "Un des avantages de Carlos Tavares, c'est qu'il a fait sa carrière au sein du système Nissan."

La relation entre les deux Carlos s'est tendue l'été dernier quand Carlos Tavares a déclaré dans une interview qu'il se verrait diriger un autre constructeur automobile parce que cette ambition ne pouvait être assouvie chez Renault.   Suite...

 
S'il avait été présent cette année au salon de l'automobile de Genève, Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan (à droite), aurait pu croiser sur les stands son ancien numéro deux et désormais patron du concurrent PSA Peugeot Citroën, Carlos Tavares (à gauche). Ce dernier représentera pour la première fois mardi aux journées presse du salon PSA, dont il a pris la direction opérationnelle le 20 février avant de succéder à Philippe Varin à la présidence du directoire, le 31 mars. /Photos prises les 3 mars 2014 et 14 février 2013/REUTERS/Charles Platiau/Christian Hartmann