PSA n'exclut pas de nouvelles économies après 2016

lundi 3 mars 2014 14h50
 

par Gilles Guillaume et Andrew Callus

PARIS (Reuters) - PSA Peugeot Citroën n'exclut pas de nouvelles réductions de coûts en 2016 au terme de son plan d'économies actuel ni des réductions de capacités supplémentaires si les résultats financiers ne sont pas au rendez-vous, a déclaré lundi Carlos Tavares dans un entretien organisé par 7pm Auto en collaboration avec Reuters.

Le futur président du directoire du groupe automobile, dont c'est la première interview depuis qu'il a rejoint PSA, a souligné qu'il pourrait "accélérer" la politique d'économies en cours.

Il a aussi réaffirmé l'objectif d'un retour à un free cash flow opérationnel positif "au plus tard en 2016", tout en précisant que cette cible pourrait être atteinte dès 2015.

L'an dernier, PSA a ramené sa consommation de free cash flow (flux de trésorerie disponible) à 426 millions d'euros, après une hémorragie de trois milliards en 2012.

Le groupe a lancé en 2012 un vaste plan de réductions de coûts dont il attend 1,5 milliard d'euros d'économies l'an prochain. Il en a réalisé pour 0,9 milliard d'euros en 2013, notamment via la baisse de ses investissements et la restructuration de ses activités françaises.

"Je ne suis pas du genre à m'arrêter à l'objectif simplement parce qu'il a été atteint", a dit Carlos Tavares, ancien numéro deux du groupe Renault RENA.PA.

"Nous verrons en 2016, si nous avons l'opportunité d'aller au-delà, pourquoi s'arrêter ?"

Alors que PSA fermera cette année son usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Carlos Tavares a été interrogé sur l'éventualité d'autres réductions de capacités pour améliorer le taux d'utilisation du dispositif industriel de PSA en France.   Suite...

 
Carlos Tavares, futur président du directoire de PSA Peugeot Citroën, a déclaré lundi que le constructeur n'excluait pas de nouvelles réductions de coûts en 2016 au terme de son plan d'économies actuel ni des réductions de capacités supplémentaires si les résultats financiers n'étaient pas au rendez-vous. Il a aussi réaffirmé l'objectif d'un retour à un free cash flow opérationnel positif "au plus tard en 2016". /Photo prise le 3 mars 2014/REUTERS/Christian Hartmann