L'escalade avec l'Ukraine fait chuter les marchés russes

lundi 3 mars 2014 13h09
 

par Lidia Kelly et Zlata Garasyuta

MOSCOU (Reuters) - Le rouble est tombé lundi à des plus bas historiques et la Bourse de Moscou perd autour de 10% après le vote du parlement russe donnant au président Vladimir Poutine le feu vert pour une intervention armée en Ukraine.

La banque centrale russe a relevé son principal taux directeur de 1,5 point en début de journée, à 7,0%, pour défendre le rouble. Son communiqué ne mentionne pas la situation en Ukraine mais explique que la décision vise à prévenir "les risques pour l'inflation et la stabilité financière liés à la récente recrudescence de volatilité sur les marchés financiers."

Le vote samedi du parlement russe a amené l'Ukraine à mobiliser ses réservistes et à dénoncer une "déclaration de guerre" tandis que Washington a menacé d'isoler économiquement la Russie.

Dans la matinée le rouble cédait 2,1% face au dollar, à 36,41, et 1,2% contre l'euro, à 50,10, dans les deux cas un plus bas record.

L'indice Micex de la Bourse russe libellé en roubles chutait de son côté de 9,1% à 1.313,8 points et son équivalent en dollar lâchait 10,3% à 1.166,1 points.

Les poids lourds de la cote - à l'image de Gazprom - et des banques nationales comme Sberbank et VTB accusent des baisses de plus de 10%.

"Il y a un mouvement général de vente, les brokers veulent clore leurs positions à tout prix", rapporte Artem Argetkine, trader chez BCS à Moscou.

"Il y a d'abord le sentiment qui est mauvais, puis la crainte de sanctions", renchérit Constantin Gouliaev, analyste à la société de gestion Capital à Moscou.   Suite...

 
Le MICEX-RTS, le marché d'actions de Russie. Le rouble est tombé lundi à des plus bas historiques et la Bourse de Moscou perd autour de 10% après le vote du parlement russe donnant au président Vladimir Poutine le feu vert pour une intervention armée en Ukraine. La banque centrale russe a relevé son principal taux directeur de 1,5 point en début de journée, à 7,0%, pour défendre le rouble. /Photo d'archives/REUTERS/Sergei Karpukhin