March 3, 2014 / 8:39 AM / 3 years ago

Les Bourses européennes ouvrent en forte baisse

3 MINUTES DE LECTURE

Les principales Bourses européennes ont ouvert en forte baisse lundi, l'escalade des tensions en Ukraine exacerbant l'aversion au risque des investisseurs, qui se ruent sur des valeurs refuges comme le yen, les obligations souveraines allemandes ou encore l'or. À Paris, le CAC 40 recule de 1,76% à 4.330,65 points vers 08h20 GMT. À Francfort, le Dax chute de 2,44% et, à Londres, le FTSE perd 1,3%. /Photo d'archives/Charles Platiau

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont ouvert en forte baisse lundi, l'escalade des tensions en Ukraine exacerbant l'aversion au risque des investisseurs, qui se ruent sur des valeurs refuges comme le yen, les obligations souveraines allemandes ou encore l'or.

À Paris, le CAC 40 recule de 1,76% (-77,43 points) à 4.330,65 points vers 08h20 GMT. À Francfort, le Dax chute de 2,44% et, à Londres, le FTSE perd 1,3%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 abandonne 2,01%.

La Bourse de Tokyo a perdu plus de 1% pour les mêmes raisons et les marchés russes - Bourse de Moscou (-11%) et rouble - plongent en raison du risque de guerre en Ukraine. Une telle perspective profite toutefois aux cours du pétrole, qui gagnent pas loin de 2%.

L'Ukraine a mobilisé dimanche l'ensemble de ses réservistes et Washington menace d'isoler économiquement la Russie, au lendemain d'un vote du parlement russe donnant au président Vladimir Poutine le feu vert pour envoyer des forces armées sur le territoire de l'ancienne république soviétique.

Les forces russes contrôlant désormais la Crimée à majorité russe, l'attention se reporte désormais sur la partie orientale de l'Ukraine, où de nombreux Ukrainiens ont le russe pour langue maternelle.

Selon le porte-parole adjoint de la chancelière allemande, Vladimir Poutine aurait accepté une proposition d'Angela Merkel visant à mettre en place une mission sur l'Ukraine pour engager un dialogue politique. Cette mission de conciliation pourrait être dirigée par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), a déclaré Georg Streiter.

"Les tensions entre l'Ukraine et la Russie sont encore montées d'un cran pour atteindre un niveau que l'on n'avait plus vu depuis la guerre froide. Dans ce contexte pas très rassurant, tout le monde fuit les actifs risqués en quête de valeurs refuges (...) Le risque d'un dérapage dans la région est d'autant plus réel que Poutine ne voudra rien lâcher dans une zone que la Russie considère comme sa chasse gardée", déclare un intervenant de marché à Paris.

Les places européennes sont également plombées par la publication de statistiques jugées mitigées en Chine, où le secteur des services a retrouvé de l'élan en février mais l'activité s'est contractée dans l'industrie, selon deux enquêtes PMI séparées.

Tous les indices sectoriels sont dans le rouge, avec notamment une chute de près de 3% du compartiment automobile alors que va s'ouvrir le salon de Genève.

Les plus fortes baisses de ce début de matinée sont accusées par des entreprises ayant une forte exposition à la Russie comme le fabricant de pneus finlandais Nokian Renkaat (-7,42%), le brasseur danois Carlsberg (-4,65%), le distributeur allemand Metro (-4,74%) ou encore Société générale (-4,71%), qui détient la banque russe Rosbank.

Benoît Van Overstraeten pour le service français, avec la contribution d'Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Véronique Tison

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