Pour la BCE, attirer les banquiers ne sera pas aisé

dimanche 2 mars 2014 15h49
 

par Eva Taylor

FRANCFORT (Reuters) - Pour la Banque centrale européenne (BCE), attirer des banquiers chevronnés au sein de son Mécanisme de supervision unique (MSU) ne sera pas chose aisée dans la mesure où les salaires sont moins élevés que dans le secteur de la finance.

Faire de la BCE l'organisme unique de supervision bancaire est l'étape la plus ambitieuse vers l'intégration européenne depuis le lancement de la monnaie unique voici 15 ans.

Embaucher les bonnes personnes dès le départ est vital pour la réussite du projet et la BCE se repose beaucoup sur les autorités locales pour trouver les 770 superviseurs qu'il lui faut d'ici novembre.

Depuis le déclenchement de la crise financière, qui a mis au jour des carences criantes en matière de réglementation, les compétences requises pour être un bon superviseur ont changé, explique Julie Dickson, du Conseil de stabilité financière, organe de coordination de la réglementation financière au sein du Groupe des Vingt (G20).

"On attend dorénavant des superviseurs qu'ils aient des discussions solides avec les directeurs généraux et les conseils d'administration et qu'ils creusent des questions telles que la chaîne de succession des banques d'importance systémique et la culture du risque", explique-t-elle.

"Ces compétences étaient rares dans les organismes de supervision il y a quelques années", ajoute-t-elle.

La BCE s'est d'abord préoccupée de pouvoir aux postes les plus importants de la hiérarchie avant de s'occuper du reste, reste pour lequel elle reçoit des centaines de curriculum vitae.

La rémunération minimale des superviseurs de la BCE est de l'ordre de 55.000 euros par an. Elle peut atteindre 120.000 euros. La fiscalité européenne, avec un taux qui varie de 8% à 45%, est souvent inférieure à celle des Etats membres.   Suite...

 
Pour la Banque centrale européenne (BCE), attirer des banquiers chevronnés au sein de son Mécanisme de supervision unique (MSU) ne sera pas chose aisée dans la mesure où les salaires sont moins élevés que dans le secteur de la finance. Embaucher les bonnes personnes dès le départ est vital pour la réussite du projet et la BCE se repose beaucoup sur les autorités locales pour trouver les 770 superviseurs qu'il lui faut d'ici novembre.  /Photo prise le 5 novembre 2013/REUTERS/Kai Pfaffenbach