Wall Street risque d'être encore dans le brouillard

dimanche 2 mars 2014 15h20
 

par Angela Moon

NEW YORK (Reuters) - Les investisseurs risquent d'avoir du mal à se faire une idée juste de la situation économique la semaine prochaine, après des mois de statistiques en demi-teinte qui seraient la conséquence, au moins en partie, d'un hiver polaire.

La statistique de l'emploi de février, attendue vendredi, devrait révéler une légère augmentation des embauches mais l'incertitude entourant les prévisions est plus palpable que d'habitude, pour des raisons climatiques.

Les tensions entre l'Ukraine et la Russie risquent par ailleurs de gâter le sentiment des investisseurs.

En témoigne la hausse de près de 1% du contrat de mars sur l'indice de volatilité du CBOE, dit indice de la peur, alors même que l'indice S&P-500 a terminé à un nouveau record vendredi.

"Ce sera intéressant de voir les mouvements des futures du S&P dimanche soir, en fonction de l'évolution du genre de situation que nous observons en Ukraine. Il est évident que ça préoccupe et avec un indice S&P-500 à un nouveau record, il est grand temps d'acheter quelque protection comme le VIX", dit JJ Kinahan (T.D. Ameritrade).

L'indice VIX lui-même a terminé en baisse de 0,3% vendredi.

Les statistiques officielles, les indices d'organismes privés et les entreprises américaines tendent à imputer à un hiver polaire et à son cortège de tempêtes de neige le moindre accès de faiblesse de quelque indicateur que ce soit.

Si la statistique de l'emploi de vendredi se montre conforme au consensus - autour de 150.000 créations d'emplois - le marché pourrait en déduire que l'économie ressort de sa torpeur hivernale. Dans le cas contraire, les interrogations sur la vigueur réelle de l'économie repartiront de plus belle.   Suite...

 
Les investisseurs risquent d'avoir du mal à se faire une idée juste de la situation économique la semaine prochaine, après des mois de statistiques en demi-teinte. La statistique de l'emploi de février, attendue vendredi, devrait révéler une légère augmentation des embauches mais l'incertitude entourant les prévisions est plus palpable que d'habitude, pour des raisons climatiques. Les tensions entre l'Ukraine et la Russie risquent par ailleurs de gâter le sentiment des investisseurs. /Photo prise le 19 février 2014/REUTERS/Brendan McDermid