Fin de semaine dans le vert pour la plupart des marchés européens

vendredi 28 février 2014 18h39
 

PARIS (Reuters) - La plupart des Bourses européennes ont réussi à terminer la semaine dans le vert, aidées en cela par le géant allemand de la chimie Bayer, mais, hormis pour la Bourse de Francfort, les gains sont limités, la situation en Ukraine poussant les traders à la prudence mais non à la panique.

Il est vrai aussi que des résultats trimestriels plutôt meilleurs que prévu soutiennent la tendance depuis le début de l'année. Selon les données de Thomson Reuters StarMine, sur les 72% des sociétés du Stoxx 600 ayant publié jusqu'ici, 56% ont égalé ou dépassé le consensus des analystes.

Dans le même temps, Wall Street était en hausse, soutenue par de bons indicateurs économiques, et l'indice S&P-500 enregistrait en séance de nouveaux records pour la deuxième séance consécutive.

L'Ukraine a demandé, dans une lettre adressée au Conseil de sécurité de l'Onu, la tenue d'une réunion d'urgence pour discuter de la crise que traverse actuellement le pays, a-t-on appris vendredi auprès de diplomates.

En outre, la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI) ont prévenu vendredi l'Ukraine, qui espère recevoir sous peu une aide financière internationale, que l'urgence était pour l'heure à l'évaluation des besoins précis du pays.

Le CAC 40 parisien a gagné 0,27% à 4.408,08. Avec un gain hebdomadaire de 0,62%, l'indice signe une cinquième semaine consécutive de hausse. Pour le mois de février, sa hausse est de 5,82%, son plus fort gain mensuel depuis juillet dernier (+6,79%). Il efface ainsi les 3,03% perdus en janvier.

Le FTSE londonien finit la séance sur une perte de 0,01%, tandis que le Dax francfortois enregistre un gain copieux de 1,08%. Si l'indice Eurofirst 300 ne gagne que 0,22%, l'EuroStoxx 50 progresse lui de 0,46%.

"L'Ukraine est un risque politique. Du moment que les marchés sont convaincus que la Russie ne va pas adopter une position dure sur la question, c'est quelque chose à surveiller mais cela ne change pas la donne", dit Philippe Gijsels, responsable de BNP Paribas Fortis Global Markets à Bruxelles.

Terry Torrison (McLaren Securities) ne voit pas les Bourses européennes pâtir longtemps des troubles géopolitiques ukrainiens. "Le premier trimestre risque d'être vraiment en demi-teinte mais je pense que le second semestre sera bien mieux", dit-il.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES