Hausse des résultats d'exploitation de CGG en 2013

jeudi 27 février 2014 13h20
 

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - CGG a publié jeudi des résultats d'exploitation en hausse au titre de 2013 malgré une fin d'année difficile mais a annoncé 800 millions de dollars de dépréciations d'actifs dans le cadre de la restructuration de sa division "acquisition", ce qui plombe le titre en Bourse.

Le spécialiste français des services et équipements, qui compte réduire de plus d'un quart sa flotte de navires, affichait au 1er janvier un carnet de commandes en croissance de 9% à 1,35 milliard de dollars. Il a dit s'attendre à une stabilité des conditions de marché dans l'acquisition de données marines et terrestres en 2014, mais avec un premier trimestre "faible".

"Nous avons un environnement effectivement contraint. Les patrons de l'exploration des compagnies pétrolières nous disent tous qu'ils ont des budgets probablement réduits", a déclaré Jean-George Malcor, directeur général de CGG, au cours d'une téléconférence de presse.

"Mais tous nous disent aussi qu'ils ont des challenges à trouver de nouvelles réserves, ce qui est plutôt bon pour nous car même si nous avons quelques trimestres compliqués à gérer, les compagnies vont aller chercher de la qualité, de la pertinence, du haut de gamme", a-t-il ajouté.

L'action CGG, en hausse en début de matinée, abandonne 8,24% à 11,13 euros à 13h05, deuxième plus forte baisse de l'indice SBF 120 (-0,7%).

Gilbert Dupont, dans une note, relève que le montant des dépréciations "dépasse les anticipations initiales (maximum de 500 millions de dollars envisagé) et correspond à un ajustement de la flotte de 28%". Le broker souligne aussi le poids de la dette du groupe.

La dette nette de CGG est ressortie à 2,2 milliards de dollars à fin décembre 2013, et le ratio dette nette sur capitaux propres s'établit à 58%.

"La mauvaise nouvelle", commente Société générale, "c'est que si la dette nette est en ligne avec notre prévision ($2,186 milliards), le gearing de 58% est au-dessus de notre estimation de 51%, alors que le groupe n'a pas démontré qu'il peut générer un free cash flow significatif sur une base régulière. Pour le dire autrement, il faut peut-être maintenant redresser le bilan de CGG."   Suite...