27 février 2014 / 12:17 / il y a 3 ans

Les Bourses européennes confirment leur baisse à la mi-journée

Les Bourses européennes confirment leur baisse à la mi-journée, des résultats de sociétés médiocres couplés aux tensions en Ukraine stoppant net le rally observé ce mois-ci et provoquant une intensification de la volatilité. Le CAC 40 cède 0,77% à 4.363,19, tandis que le Dax lâche 1,56%. /Photo prise le 27 février 2014/Remote

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes confirmaient leur baisse à la mi-journée, des résultats de sociétés médiocres couplés aux tensions en Ukraine stoppant net le rally observé ce mois-ci et provoquant une intensification de la volatilité.

L'indice FTSEurofirst 300, qui avait rebondi en février pour tutoyer ses niveaux les plus hauts depuis mai 2008, perd près de 1%. Le CAC 40 cède 0,77% à 4.363,19, tandis que le FTSE lâche 0,83% et le Dax 1,56%. L'indice Eurostoxx 50 abandonne 1,18%.

Les futures laissent également présager une ouverture baissière de Wall Street, dans l'attente de l'allocution de la présidente de la Réserve fédérale Janet Yellen devant la commission bancaire du Sénat.

Les troubles de l'Ukraine mettent en lumière un recul généralisé des marchés émergents cette année, lequel a frappé de plein fouet les marchés boursiers en janvier et grevé les profits de sociétés - telles celles du luxe - exposées auxdits marchés.

Des hommes armés se sont emparé jeudi du siège du gouvernement et du Parlement de Crimée, région autonome d'Ukraine, où il ont hissé le drapeau russe.

Le président russe Vladimir Poutine avait ordonné la veille aux forces armées de mener des manoeuvres militaires d'urgence dans l'ouest du pays afin de vérifier leur aptitude au combat dans un contexte de tensions avec l'Occident au sujet de l'Ukraine.

Conséquence de la situation ukrainienne, l'indice de volatilité Euro Stoxx bondit de près de 12% à 18,06 mais il reste en deçà de son pic de 2014 de 24,6 points. Pour Michel Juvet, de la banque suisse Bordier, si le marché subissait une nouvelle correction, ce serait toutefois "une nouvelle raison d'acheter des actions".

La plupart des secteurs européens sont dans le rouge, au premier rang desquels celui des assurances, qui perd près de 2%. De fait, c'est un assureur, Allianz, qui subit la plus forte perte (-4,16%) de l'indice EuroStoxx 50. Le premier assureur européen pense que les problèmes du gérant de fonds obligataires Pimco affecteront sa performance cette année et que son bénéfice d'exploitation stagnera en 2014.

La deuxième plus forte perte de cet indice revient à Essilor (-3,06%). Le numéro un mondial des verres correcteurs estime pourtant que sa progression dans les pays émergents et la poursuite de sa politique d'acquisitions devraient lui permettre d'accélérer sa croissance en 2014 et au-delà.

Au contraire, GDF Suez est la plus forte hausse de l'Euro Stoxx 50 (+4%). Pourtant, le groupe gazier a annoncé jeudi 14,9 milliards d'euros de dépréciations d'actifs qui l'ont fait plonger dans le rouge avec une perte nette de 9,3 milliards au titre de 2013.

Royal Bank of Scotland, qui accuse l'une des plus fortes pertes en Europe (-9%), a déclaré qu'elle réduirait encore les coûts et recentrerait ses activités en Grande-Bretagne dans la foulée de la publication d'une perte attendue de 8,2 milliards de livres en 2013.

Les tensions géopolitiques prélèvent leur tribut sur l'euro, ainsi que les chiffres d'inflation des Länder allemands qui laissent présager pour la première économie européenne un coût de la vie limité. La statistique nationale sera publiée à 13h00 GMT.

Ces mêmes tensions permettent au dollar d'être stable face à un panier de devises.

Les Bunds pour leur part tirent parti du recul des places boursières, ayant réagi avec retard aux tensions en Ukraine et entre l'Ukraine et la Russie. Mais les achats se font sans hâte et dans le calme, observent les traders.

Dans l'intervalle, l'Italie a adjugé pour neuf milliards d'euros de papier à 10 ans à un coût qui n'avait jamais été aussi bas depuis octobre 2005.

Sur le marché pétrolier, le baril de Brent s'est replié en dessous des 109 dollars, affecté par la fermeté du dollar. Le WTI texan est également en recul mais il surperforme le Brent, ce qui provoque une réduction de l'écart de cours entre les deux qualités de brut.

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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