Les promoteurs face aux nouvelles tendances du shopping chinois

jeudi 27 février 2014 12h36
 

par Clare Baldwin

HONG KONG (Reuters) - Les marques de luxe subissent un ralentissement de leur croissance en Chine, dont les citoyens font de plus en plus souvent leurs emplettes à l'étranger, ce qui n'est pas sans poser de gros problèmes aux promoteurs immobiliers des centres commerciaux.

Deux tiers des enseignes haut de gamme ont ainsi raté leurs objectifs d'ouverture de boutiques en Chine en 2013, selon une analyse des consultants Knight Frank et Woods Bagot.

Au contraire, des marques de prêt-à-porter moins onéreuses telles que H&M et Zara, du groupe espagnol Inditex ont fait mieux qu'elles ne le pensaient.

Cette tendance témoigne de l'offensive gouvernementale contre les cadeaux somptuaires, du fait que beaucoup de Chinois préfèrent acheter leurs produits de luxe à l'étranger en raison d'une taxation plus favorable et enfin de la montée d'une classe moyenne qui recherche des marques abordables.

Pour une marque telle que Samsonite, ce changement est le bienvenu et le fabricant de valises, qui a ouvert 200 boutiques en Chine l'an passé, compte en inaugurer 500 cette année.

Pour les promoteurs immobiliers qui pensaient que la Chine n'en aurait jamais assez du luxe, l'erreur de calcul pourraient leur coûter jusqu'à 25 milliards de dollars.

James Hawkey, du groupe d'immobilier commercial Cushman & Wakefield, estime qu'un quart des 700 grands magasins, boutiques et galeries marchandes en cours de développement dans les 30 plus grandes villes chinoises pourraient faire faillite, coûtant aux promoteurs jusqu'à 150 milliards de yuans (24,6 milliards de dollars, 18 milliards d'euros).

"Les enseignes du milieu de gamme se développent vite mais pas assez pour remplir tous les centres commerciaux", observe Hawkey.   Suite...

 
Centre commercial à Guangzhou. Les marques de luxe subissent un ralentissement de leur croissance en Chine, dont les citoyens font de plus en plus souvent leurs emplettes à l'étranger, ce qui n'est pas sans poser de gros problèmes aux promoteurs immobiliers des centres commerciaux. /Photo prise le 25 février 2014/REUTERS/Alex Lee