RPT-Perte abyssale pour GDF Suez en 2013

jeudi 27 février 2014 09h37
 

PARIS (Reuters) - Répétition: bien lire au 5e paragraphe que le titre GDF Suez a ouvert en hausse de 3,25%

GDF Suez a annoncé jeudi 14,9 milliards d'euros de dépréciations d'actifs, essentiellement sur des centrales électriques thermiques et des capacités de stockage de gaz en Europe, qui l'ont fait plonger dans le rouge avec une perte nette de 9,3 milliards au titre de 2013.

Affecté par le bas niveau des prix de marché de l'électricité en Europe, dû à une combinaison de surcapacités et de faible demande, le groupe a souligné que cette dépréciation reflétait sa conviction d'une crise "durable et profonde".

"Nous avons décidé de passer les actifs au bilan du groupe à la paille de fer", a déclaré lors d'une conférence téléphonique son PDG, Gérard Mestrallet.

"Ces dépréciations (...) n'impactent ni notre trésorerie ni notre solidité financière, qui est une des meilleures du secteur, (...) et tout ceci ne remet pas en cause les perspectives de développement du groupe dans le monde", a-t-il toutefois ajouté.

Après ces annonces, le titre a ouvert en nette hausse à la Bourse de Paris, gagnant 3,25% à 9h06, le marché semblant apprécier ce "nettoyage" de bilan.

Gérard Mestrallet a rappelé que GDF Suez souhaitait être un énergéticien de référence dans les pays à forte croissance et a indiqué qu'il disposait à fin 2013 de 15 gigawatts de projets en construction ou en développement avancé, dont près de 90% dans ces pays.

GDF Suez a également annoncé qu'il visait pour 2014 un résultat net récurrent part du groupe compris entre 3,3 à 3,7 milliards d'euros, des investissements nets entre 6 et 8 milliards et un ratio dette nette sur résultat brut d'exploitation (Ebitda) inférieur ou égal à 2,5 fois.   Suite...

 
Lourdement pénalisé par le bas niveau des prix de marché de l'électricité en Europe, GDF Suez a annoncé jeudi 14,9 milliards d'euros de dépréciations d'actifs, essentiellement sur des centrales électriques thermiques et des capacités de stockage de gaz en Europe, qui l'ont fait plonger dans le rouge avec une perte nette de 9,3 milliards au titre de 2013. /Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier