Holcim sous le consensus, avertit sur l'Asie-Pacifique

mercredi 26 février 2014 12h24
 

FRANCFORT (Reuters) - Holcim a publié mercredi des résultats trimestriels inférieurs aux attentes et dit s'attendre à un ralentissement de la croissance des marchés de la construction en Asie-Pacifique et à la poursuite d'incertitudes en Amérique latine cette année.

Le cimentier suisse réalise environ 65% de ses ventes en ciment dans l'Asie-Pacifique et en Amérique latine, marchés qui ont été ses principaux moteurs de croissance ces dernières années.

Holcim, numéro un mondial par la capitalisation boursière, pense que les marchés européens ont touché un plancher, avec une reprise lente en vue, tandis que le marché américain devrait confirmer son redressement.

HeidelbergCement et Lafarge, ses principaux concurrents, ont aussi fait état d'une légère reprise en Europe, due en partie aux températures clémentes de l'hiver et à un rebond du marché résidentiel aux Etats-Unis, dont l'impact positif a toutefois été amoindri par l'euro fort.

Les variations de taux de change, avec notamment la dépréciation de la roupie indienne, de la roupie indonésienne et du réal brésilien, ont aussi pesé sur les résultats de Holcim.

Le chiffre d'affaires du quatrième trimestre a baissé de 9% à 4,78 milliards de francs suisses (3,92 milliards d'euros), en-deçà du consensus qui donnait 5,13 milliards.

L'effet de change a eu un impact négatif de 369 millions de francs, a précisé Holcim.

Le bénéfice brut d'exploitation a atteint 559 millions de francs suisses (407 millions d'euros), inférieur lui aussi au consensus tout en marquant une nette amélioration par rapport à la perte de 63 millions du quatrième trimestre 2012.

Le résultat a baissé de 19,1% dans l'Asie-Pacifique alors que l'Europe a enregistré la plus forte croissance, les restructurations commençant à y porter leurs fruits.   Suite...

 
Le cimentier suisse Holcim affiche mercredi un bénéfice opérationnel en hausse au titre du quatrième trimestre mais inférieur aux attentes des analystes, en raison de l'impact des variations de taux de change sur plusieurs marchés clés. /Photo prise le 25 février 2014/REUTERS/Denis Balibouse