Le conseil de Repsol accepte un règlement avec l'Argentine

mardi 25 février 2014 21h19
 

par Tracy Rucinski et Andrés González

MADRID (Reuters) - Repsol a annoncé mardi que son conseil d'administration avait approuvé un règlement définitif de cinq milliards de dollars avec l'Argentine concernant des actifs saisis en 2012, règlement qui doit maintenant être approuvé par les actionnaires du groupe pétrolier espagnol et par le Congrès argentin.

Les actifs en question sont la participation majoritaire de Repsol dans le groupe YPF et même si Repsol espérait à l'origine récolter deux fois plus, il était devenu soucieux de clore un chapitre tourmenté de son histoire et d'éviter une bataille juridique de longue haleine.

"Je pense que sceller enfin un accord amical sur cet épineux problème qui a duré deux ans est extrêmement positif", a déclaré le président de Repsol Antonion Brufau.

"Pour ce qui nous concerne, d'un point de vue financier, nous avons ouvert un nouveau chapitre, dans lequel nous sommes plus forts... et avons un enthousiasme énorme".

Repsol a dit qu'il demanderait l'autorisation de ses actionnaires lors de son assemblée générale du 28 mars. Il ajoute qu'il sollicitera également leur aval pour un rachat de titres représentant 2,05% de son capital, ainsi qu'un investissement maximal de 500 millions d'euros.

Repsol précise dans un communiqué qu'il recevra trois emprunts souverains argentins dont la valeur nominale cumulée est de cinq milliards de dollars (3,64 milliards d'euros).

Il recevra également d'autres obligations, pour une valeur nominale maximale d'un milliard de dollars, afin de compenser la décote du marché sur le premier groupe d'obligations.

Les obligations souveraines argentines se traitent le plus souvent avec une forte décote depuis que le pays s'est retrouvé en défaut de paiement en 2002.   Suite...

 
Repsol a annoncé mardi que son conseil d'administration avait approuvé un règlement définitif de cinq milliards de dollars avec l'Argentine concernant des actifs saisis en 2012, règlement qui doit maintenant être approuvé par les actionnaires du groupe pétrolier espagnol et par le Congrès argentin. /Photo prise le 16 mai 2013/REUTERS/Sergio Perez